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Sur les docks

Sur les docks | 10-11

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Emission Sur les docks

du lundi au vendredi de 17h à 17h55

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" La toile noire" 2

06.12.2010 - 17:00 Écouter l'émissionAjouter à ma liste de lectureRecevoir l'émission sur mon mobile

Un documentaire de Marie Chartron et Rafik Zénine

 

une toile noire ©Radio France

Officiellement créée en France en 1989, l’audiodescription consiste à décrire à l’intention des aveugles et malvoyants des films, pièces de théâtre, spectacles de danse, expositions et toute autre expression artistique comportant des images. Elle reste assez minoritaire en France, les chaînes de télévision diffusant rarement plus d’un film audiodécrit par mois. Pourtant, la majorité des personnes aveugles « regardent » régulièrement des films. La démarche est, au moins en apparence, assez simple : en insérant un texte en voix off dans le blanc des dialogues (ou entre d’autres éléments sonores significatifs), on s’efforce de restituer les éléments visuels de l’œuvre à la partie du public qui, par définition, n’y a pas accès. Au-delà de son enjeu social, ce procédé présente un intérêt qui tient à sa difficulté même : parmi les mille détails d’une image, que dire et que passer sous silence ? Comment rester au plus près de l’œuvre originale quand le geste censé la traduire (la transposer) vient en réalité s’ajouter à elle, au risque de la dénaturer? L’accès ne se transforme-t-il pas en obstacle, dès lors que l’audiodescripteur impose à son public une interprétation personnelle des images qu’il est le seul à voir ? Surtout : comment respecter la temporalité, le rythme propres de l’œuvre quand à la simultanéité des impressions visuelles se substitue la linéarité d’une retranscription verbale ? On partira à la rencontre de ceux dont le métier est de remplacer une image définitivement perdue par une parole aussi suggestive que possible. Pour un tel sujet le support radiophonique s’impose d’emblée, puisqu’il permet une immersion dans cet univers sonore par la diffusion de séquences audiodécrites.

Des extraits choisis permettront à l’auditeur de faire l’expérience sensible d’une écoute à laquelle la majorité a rarement accès.

On verra que décrire une œuvre ne consiste pas seulement à bricoler une béquille, mais à réaliser une authentique adaptation sonore qui s’apparente parfois aux dramatiques radiophoniques.

 

Avec :

Marie-Luce Plumauzille, Laurent Mantel. Marie-Luce Plumauzille est l’une des pionnières de ce métier en France. Initiée en 1989 par l’inventeur américain de ce procédé, elle assure aujourd’hui la formation de la plupart des audiodescripteurs français. Elle interprète souvent elle-même ses audiodescriptions. Comédien de formation, Laurent Mantel est également metteur en scène. L'audiodescription lui a donné la chance d’exercer autrement l'ensemble de ses compétences dramaturgiques et littéraires. Ils décrivent essentiellement des films, de la fiction au documentaire en passant par le dessin animé. Bien entendu cinéphiles, ils insistent sur la précision et la qualité de l’écriture, afin que le commentaire se joigne de manière organique aux dialogues et à la trame sonore en restant fidèle à l’œuvre.

Ces deux piliers de l’audiodescription française coécrivent leurs textes avec une personne aveugle. On les accompagnera au long de trois grandes étapes de leur travail.

- D’abord dans le travail d’écriture : ils sélectionnent les éléments essentiels à décrire, déterminent la place des commentaires et rédigent leur description.

- Puis lors de la relecture et de la première écoute, lorsque leur collaborateur aveugle fait part de ses impressions et les points de vue se confrontent.

- Enfin, pendant l’interprétation enregistrée à deux voix (généralement masculine et féminine) en studio.

Ouiza Ouyed, aveugle, co-auteur de textes avec Laurent Mantel et Marie-Luce Plumauzille.

Patrick Saonit,chargé du centre d’enregistrement à l’association Valentin Haüy. Cette association au service des aveugles et des mal-voyants reste le principal producteur d’audiodescriptions en France.

 Christelle Longequeue, chargée de relations publiques au théâtre de la Colline.

 

Production : Marie Chartron

Réalisation : Rafik Zénine

Association Française d’Audiodescription

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Théâtre National de la Colline

Association Valentin Haüy

Le Festival Retour d'image, cinéma des différences, propose des projections sont adaptées aux spectateurs déficients sensoriels suivies d'échanges. Il a lieu jusqu'au 12 décembre à Paris et en Ile-de-France

 

Thème(s) : Information| Association| Cinéma| Loisirs| Théâtre| Technique| audiodescription| aveugles| Images| malvoyance| pièces de théâtre| spectacles de danse

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2 commentaires

Portrait de Anonyme fred21.12.2010

Dommage on ne parle pas des prix des films !! l'AVH demande trop d'argent pour faire l'audiodescription et nous consommateurs nous payons le prix.

Portrait de Anonyme Xeuxet20.12.2010

C'est très bien tout cela, et il existe aussi une association qui représente 42 théâtres et opéras en France pour des pièces en audiodescription. Vous pouvez retrouver la liste sur www.accesculture.org. Renseignements, tarifs privilégiés et programmes gratuits au 01 53 65 30 74