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Sur les docks

Sur les docks | 13-14

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Emission Sur les docks

du lundi au jeudi de 17h à 17h55

Ecoutez l'émission 53 minutes

Territoires interdits (2/4) : « Tuer » 23

25.03.2014 - 17:00 Écouter l'émissionAjouter à ma liste de lecturevideo

Un documentaire de Tony Hayère et Gilles Mardirossian

 

Tuer © Tony Hayère

« Il faisait froid et ce qui m'avait le plus étonné c'était la quantité de vapeur s'échappant des corps ouverts en deux. Il m'avait serré la main, le regard convaincu que je comprendrais s'il m'expliquait. Il ne s'excusait pas, non car il avait confiance en moi, confiance en mon regard. J'étais là dans le sang, avec lui.

Il s'avança d'un pas, le menton humble, comme on s'avancerait au bord d'une scène avec de grandes chaussures et me dit : « c'est moi, on m'appelle le tueur ».

Il souriait avec amour et quiétude. Il était bienveillant. Il m'expliqua son premier veau. Il m'expliqua comme c'était dur, puis termina : « La viande dans ton assiette, il faut bien la tuer ».

Dehors les oiseaux piaillaient doucement la naissance des premiers jours d'hiver.

Sur la chaîne d'abattage, Sébastien, Hervé, Christelle et Olivier me souriaient.

Tout est là. »

Tony Hayère

 

Ce sont eux, les mains dans le sang, de longs couteaux profilés à la taille, le sourire lumineux et bienveillant, qui ont séduit et convaincu Tony Hayère qu'il y avait là quelque chose de profond, de paradoxal, quelque chose de la nature humaine...

Pendant un an, il a effectué une résidence artistique à l'abattoir de bétail de Confolens, en Charente et réalisé un documentaire photographique. Il a, avec le temps, tissé des liens de confiance. En septembre 2013, son travail avec eux a fait l'objet d'une exposition, in situ, sur la chaîne d'abattage ouverte au public, aux employés, ainsi qu'à leur famille, qui découvraient pour la plupart le métier particulier de leur père, mère, ami, conjoint et conjointe. Céline Levain, photographe, l’a rejoint pour réaliser les portraits des employés. 

 

Production et musique : Tony Hayère

Réalisation : Gilles Mardirossian

 

 

Ci-dessous, un diaporama sonore réalisé par Tony Hayère à partir de ses photos et des sons pris dans l'abattoir de Confolens, sur une musique qu'il a composée.

Attention ! Certaines photos peuvent choquer, âmes sensibles s'abstenir :

 

Galerie : Tuer

5 photos

Thème(s) : Information| Entreprise| Industrie| Travail| abattoirs| animaux| viande| Tony Hayère

Lien(s)

Les réglementations qui régissent les abattoirsSur le site de l'OABA (Oeuvre d'Assistance aux Bêtes d'Abattoirs)
Les animaux, la mort, et l'acte de tuerRéflexion sur les points de vue des philosophes Peter Singer et Tom Regan

23 commentaires

Portrait de Anonyme Gaëlle17.07.2014

Je partage l'avis de Lora, qui, c'est bien triste de le constater, choque les responsables de cette émission. Le spécisme en tant qu'idéologie est bien plus tenace chez l'humain que toutes les croyances réunies, en témoigne votre réaction. On fait peut-être injure à vos yeux à la mémoire des victimes des camps, mais le fait de penser "enfin, il ne s'agit que d'animaux !" dévoile bien notre manque de lucidité et notre malheureux conditionnement. Je ne vois aucune justification à l'exploitation et au massacre de 60 milliards d'animaux par an. Ce chiffre ne prend en compte que les élevages terrestres (on ajoutera donc les victimes de la pêche, de la chasse, de l'expérimentation et des diverses industries en tant que cobayes, sans parler des animaux domestiques euthanasiés).
Je vous invite à lire et à réfléchir sur le sujet. Une citation de Kundera pour terminer : "La vraie bonté de l'homme ne peut se manifester en toute pureté et en toute liberté qu'à l'égard de ceux qui ne représentent aucune force. Le véritable test moral de l'humanité (le plus radical, qui se situe à un niveau si profond qu'il échappe à notre regard), ce sont ses relations avec ceux qui sont à sa merci : les animaux. Et c'est ici que s'est produite la faillite fondamentale de l'homme, si fondamentale que toutes les autres en découlent."

Portrait de Anonyme Anonyme29.03.2014

bonjour,
qu'il y ait une éthique à la mise à mort des bêtes ok, ça peut se faire à posteriori et on peut bien sûr admettre que les éleveurs, le personnel des abattoirs fassent le nécessaire pour arrondir les angles, c'est la moindre des choses, mais cet abattoir est sans doute une exception (allez faire un reportage en Espagne..), je pense qu'il va falloir un jour cesser de les tuer, car on va droit dans le mur, cette souffrance que l'on afflige aux animaux se retournera contre nous, nous avons toujours autant besoin de viande (voir les pays émergents ) mais à quel prix et quelle viande ? bourrée d'antibiotiques, animaux élevés à coup d'hormones, élevage intensif '"avez -vous entendu parler du projet d'étables industriels à 1000 vaches ?
tout cela est bien beau mais bien hypocrite,
on doit saluer l'artiste ok, mais c'est un projet bien ds l"air du temps, à la mode, sous prétexte que c'est une démarche artistique, tout est permis, on cause on cause mais on ne fait rien..

Portrait de Anonyme Nicolas B.24.05.2014

"Nous avons toujours autant besoin de viande" ?

Sûrement pas.

Portrait de Anonyme Annick 28.03.2014

Je me sens un peu schizophrène après ce documentaire. J'ai écouté et ai été subjuguée par la beauté des personnes, la qualité des propos, l'intelligence des questionnements et tout ce que ce documentaire déconstruit de préjugés ou d'idées trop arrêtées. J'étais donc ravie à la fin de l'écoute. Mais j'ai regardé le diaporama et là, profondeur et beauté s'en sont allées. Pourtant le sang ne m'effraie pas(je suis une grande habituée des blocs opératoires). Alors, comment parvient-on à faire un documentaire aux composantes suscitant des sentiments tellement contradictoires ? C'est peut être finalement ce qui est le plus fort dans votre travail.
Un grand merci en tout cas pour la qualité de "Sur les Docks".

Portrait de Anonyme Vincent27.03.2014

Bravo.
pour le très bon travail documentaire, le très bon travail radiophonique.
Bravo pour cette émission qui rassemble magnifiquement les 2 pratiques.
Encore un peu de radio qui se fabrique et qui peut-être coûte cher. Si c'est le cas je suis bien content de payer une redevance pour ça - plutôt qu'en salaire d'animateur vedette.
Vive la création radiophonique, tenez bon.
Un peu plus de place dans la grille de France Culture, c'est certainement possible?

merci

Portrait de Anonyme Catherine27.03.2014

Allez ! Allez ! Bzzzzziiiiitttt ! Bang !
Allez ! Allez ! Allez ! Bzzzzzzzzzziiiiit ! Bang !
Allez ! Allez ! Viens !
Allez ! Viens !
Très beau vraiment votre reportage, touchant, humain, les yeux dans les yeux.
Merci !

Portrait de Sur les Docks Sur les Docks27.03.2014

Message reçu sur la boîte mail de Sur les Docks :
J'ai arrêté la voiture, coupé le moteur et médusée, poursuivi l'écoute de l'émission. J'écoute beaucoup France Ku, mais là, la bande son au delà des paroles peu nombreuses, à brisé ma tête et mon corps… Quelle puissance d'évocation sonore! Magnifique!Félicitations, Vive la radio!

Portrait de Anonyme Tichichi27.03.2014

Un dock proprement splendide!
Le travail sur la musique est particulièrement réussi.
Toujours touchant, jamais trash (malgré un sujet qui s'y prête...)
Bravo!

Portrait de Anonyme Florian26.03.2014

Quel reportage de grande qualité!
Je suis tombé dessus par hasard et ce fut une heureuse surprise!

Les personnes interrogées prennent une profondeur importante. Leur recul devant ce métier semble avoir été réfléchi, mûri.

Les 5 dernières minutes du reportages sont excellentes. Nous nous sommes imaginé ce décor de chair, ces personnes "aux nerfs d'acier", ces esprits rêveurs, détachés mais aussi très critiques vis à vis de leur travail. Dans un fond sonore de bruits d’abattoir et un accompagnement au piano (sublime) nous vivons chacun des gestes de l'employé, jusqu'au coup de pistolet assommant l'animal quelques secondes avant sa mort.

Portrait de Anonyme Michelle DESMARS26.03.2014

C'est de l'ordre de l'humain, donc culturel.
C'est sensible et, donc, apprenant.
C'est contradictoire et, donc, dérangeant et, donc, questionnant et, donc, ouvert sur "autre chose", cet autre qui nous dérange/complète.
On imagine l'amont que ces confidences ont exigées.
C'est un travail sensible et tolérant.

Portrait de Anonyme Anonyme26.03.2014

Agréablement surprise par le documentaire étant donné le sujet qui peut paraître dur à supporter.
On y découvre des personnages touchant et sensibles margé leur travail "barbare".

Portrait de Anonyme Brigitte SIFAOUI26.03.2014

Bonjour,

et merci pour ce diaporama qui soulève bien des émotions et questions. L'amour et le respect que je porte à tous les animaux me donne un coup de poignard au coeur lorsque je vois ces corps et entends ces sons. Mais j'arrive à les regarder et même à les apprécier car il y a des hommes qui font de travail difficile et qui en souffrent plus ou moins consciemment.

Je pense à cet ouvrage de Fabrice Nicolino (j'ai oublié le titre) qui mène une enquête sur la viande et qui décrit la souffrance psychologique des tueurs, avec les dépressions et psycho-somatisations qui s'ensuivent. Pas facile de tuer, surtout quand c'est à la chaîne et à longueur d'année.
Il y a aussi ceux qui, n'en pouvant plus, se réfugient dans l'alcool ou se défoulent sur ces bêtes venues donner leur vie pour nous. Oui, il y a de la violence dans les abattoirs, ces lieux qui, comme les prisons, renferment beaucoup de ce que la société refuse de voir en face.

J'évoquerai aussi les modes de tueries rituelles (hallal ou cacher) qui défient toutes les règles de respect de l'animal et de la loi française. Pourquoi ne pas étourdir l'animal avant de le saigner ? Nombre de vétérinaires se mobilisent pour mettre fin à l'égorgement d'un animal conscient, en vain pour l'instant.

Il y a aussi les conditions de transport du bétail. Des améliorations sensibles ont été apportées mais beaucoup de trajets pourraient être évités. Tout près de chez moi, dans la Nièvre, il y a un élevage industriel de porcs. Il transitent jusqu'en Belgique pour y être abattus ! Cela coûte moins cher paraît-il... Et les veaux charolais nés sur nos verts pâturages, dès l'âge de 8 mois, partent en Italie pour se faire engraisser dans des stabulations industrielles. C'est plus intéressant financièrement, mais complètement absurde. L'argent, toujours l'argent.

Notre responsabilité dans tout cela ?

Etre végétarien ne résout rien car continuer à manger des sous-produits animaux entretient le circuit de la viande. Comme chez les mammifères que nous sommes, pour avoir du lait, il faut que la vache, la chèvre et la brebis aient un petit, et ce petit est voué à l'abattoir dans la majorité des cas.
Etre végétalien alors ? Cela me semble plus cohérent, mais socialement et gastronomiquement un peu difficile. J'ai tenté la chose il y a quelques années.
Manger moins de viande, manger moins en tout cas, cela me semble plus réalisable. Manger mieux aussi, et surtout pas de produits issus des élevages industriels.

Je n'ai pas la solution, bien sûr, mais je suis convaincue qu'en exigeant la qualité, c'est-à-dire des conditions d'élevage dignes de ce nom, bio ou pas, mais les plus proches des besoins de l'animal (espace, propreté, alimentation), nous pouvons évoluer.

Quand j'étais gamine, je priais tous les soirs pour que plus personne n'ait besoin de manger de la viande... J'en rêve encore.

Brigitte

Portrait de Anonyme Jean28.03.2014

Fallait-il chercher la définition de prévarication : ... et pourtant, elle tourne, dit-on !!

Votre volonté de ne pas faire souffrir m'enchante et m'interpelle. Toutefois, le peu d'élément que nous avons justifierait le mode de mise-à-mort halal ou cacher. Ce qui traditionnellement a pu faire évoquer la "réincarnation" est une zone encore peu explorée du psychoïde (ce que l'on ne connaît pas du psychisme). La mort, d'autant plus violente, laisse souvent une trace, laquelle orientera la vie par la suite.

Ainsi, pour la poursuite de la vie, laissera-t-on une trace cohérente, ou davantage inappropriée ?

Portrait de Anonyme Jean-Pierre Bernajuzan26.03.2014

Autrefois le "meurtre" était beaucoup plus "culturalisé", on tuait bien-sûr tout autant les animaux puisqu'on ne les mangeait pas vivants, mais on le faisait dans un certain rituel.
À la ferme, on "tuait le cochon", on l'engraissait toute l'année pour le tuer en hiver (pour mieux le conserver), je détestais ça, mais il fallait bien le faire pour avoir la réserve de viande pour l'année à venir.
Les poulets et les lapins étaient tués au fur et à mesure des besoins, mais celui des canards et des oies se faisait aussi après le gavage, en groupe et en hiver.
Ces abattages étaient à la fois rituels, culturels et traditionnels... et tout le monde les pratiquaient, chacun pour son propre compte, avec certes certaines personnes spécialisées qu'on appelait effectivement "tueurs".

Ce qui s'est passé dans notre société contemporaine, c'est que l'élevage et l'abattage se sont industrialisés ; en conséquence, ils sont devenus des spécialités professionnelles, ils se font en série, et le rituel, la culture et la tradition ont disparu... personnellement je ne regrette pas de n'y être plus mêlé.

On a fait un reportage autrefois sur la "pourquère", c'est à dire le tuage du cochon. Autrefois on élevait le cochon beaucoup plus longtemps que maintenant car on avait besoin de sa graisse pour le conserver ; le cochon est un animal intelligent, beaucoup plus que le chien, il pouvait s'instaurer une relation d'affection entre l'éleveur (plutôt l'éleveuse) et l'animal... et ensuite on le tuait !!
La contorsion mentale était bien plus grande à l'époque.

Portrait de Anonyme hayet olivier26.03.2014

En espérant que les auditeurs auront pu découvrir des salariés et surtout une fenêtre sur un métier méconnu merci à Tony pour sa sincérité et pour avoir montrer ce métier sous un jour accessible un grand merci aussi au réalisateur.
Olivier et Christelle

Portrait de Anonyme JULIEN25.03.2014

Bien content d'être VG!!!

Je peux regarder mon fils dans les yeux et lui dire que je suis pas complice d'une société spéciste, d'une société où l'économie prévaut sur la vie.

GO VEGAN.

Portrait de Anonyme Jean Jacques25.03.2014

Le fait d'être "bienveillant" envers des humains ou même envers les animaux qu'on ne tue pas ne change rien au fait que les animaux que l'on tue sont tués inutilement, simplement pour satisfaire le caprice des commanditaires.

Et ça n'est pas en dressant un merveilleux portrait des exécutants, en focalisant son regard sur les tueurs plutôt que sur les victimes, que la réalité de l'horreur change.

Portrait de Anonyme Anonyme25.03.2014

Reportage excellent ; Lorry, les camps de concentration je les retrouve dans l'élevage industriel qui est une abomination dans l'expérimentation animale sans souci de la souffrance des animaux souvent pour des cosmétiques - la loi l'interdisant est peut être finalement passée - Cet homme siffle ,parle aux animaux essaye de les déstresser; votre mort, la mienne seront probablement difficiles et stressantes comme celle de ces animaux. L’idéal serait que chacun quand il veut manger de la viande tue l'animal lui-même, comme dans le film allemand Emma où l'héroïne câline ses porcs et les tue sans qu'ils se rendent compte qu ils vont mourir. Il faut prendre conscience que être végétarien est la meilleure solution tant que l'élevage industriel domine ; par contre l'élevage en plein air est une grande source de bonheur pour les animaux et si on ne les mange plus, ils disparaîtront.

Portrait de Anonyme Alvarez25.03.2014

Nous pouvons tous devenir végétariens et en finir avec ces atrocités.

Portrait de Anonyme Jean25.03.2014

Avec tout le respect et remerciements envers ceux que ont témoigné (végétarien, j'aime toujours la viande ...), c'est un texte écrit lors de la polémique du halal sur Paris ...

CACHER OU HALAL : MAIS OÙ IRAIT DONC LA SCIENCE SANS LA RELIGION ?

Au sujet de la controverse dite "scientifique" des traditions religieuses sur l’abattage des animaux :

deux semaines avant la polémique, un ami montrait au visage une blessure acquise lorsqu’il avait tué un animal. Et comme c’était un exercice qu’il aurait à renouveler, je lui signalais qu’il y avait une façon traditionnelle, juive et musulmane, de tuer le bétail ; et qu’elles étaient totalement justifiées vis-à-vis de la conscience psychique qu’a l’animal de la mort. Du fait de l’influence de l’"aléthéisme (http://recherchegandhienne.wordpress.com/)
L’animal ne doute à aucun moment qu’entravé il puisse être égorgé ; alors que, suspendu par une patte, la décharge électrique n’est d’aucune utilité dans son évolution spécifique.

S’il fallait vraiment trouver une réponse scientifique, elle ne pourrait être maintenant que celle-ci.

Merci encore pour cette qualité !!

* Réincarnation

Portrait de Anonyme mona25.03.2014

Cet homme ne semble pas savoir que les bêtes qui arrivent à l'abattoir ressentent la peur des autres animaux qui sont passés avant et en plus ils sentent l'odeur .... donc , avec ou sans fond sonore (comme il aimerait mettre pour les apaiser) ne changerait pas grand chose. De toutes façons, le stress reste dans la viande, et ce ne sont que des aliments morts qui sont pris comme nourriture, vaut mieux être végétarien, on se porte mieux :)

Portrait de Anonyme Lora25.03.2014

J'imagine que ce discours conviendrait à ceux qui œuvreraient dans des camps de sinistre mémoire... Je veux bien croire que ce métier est particulier et nécessite des renoncements, mais ces propos me font frémir.

Portrait de Sur les Docks Sur les Docks26.03.2014

Chère auditrice,
Vous semblez bouleversée, ce que nous comprenons, cependant la comparaison avec les camps de la mort nous semble inappropriée. Ce discours concerne uniquement des animaux et nous avons conscience de la difficulté à entendre de tels propos. Faut-il pour autant faire de ces hommes qui travaillent dans les abattoirs une caste qu'il nous serait interdit d'approcher ?
Bien à vous,
L'équipe de Sur les Docks

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