La revanche du lapin rose Captain Fluo©Captain Fluo
Débat : Eva Bester, Merryl Moneghetti, Judith Mayer, Nacim Mehtar
Expo : Bestiaire à la VOZ' Galerie (41 rue de l'Est 92100 Boulogne-Billancourt) avec notamment les oeuvres de
CD : Banc d’essai : Beyonce (4, Colombia, 2011) et Lady Gaga (Born this way, Interscope, 2011)
Livre : La démence du boxeur de François Weyergans (Folio, 2011)
Flore Avet: "Pourquoi la culture résiste à tout et protège la société"
Présentation de l'exposition "Bestiaire" par VOZ'Galerie (extrait du site internet):
A l’occasion de son inauguration, VOZ’Galerie convoque gorilles, rhinocéros, zèbres, lions et éléphants. Une
exposition collective qui réunit des photographes français et étrangers
autour d’une thématique fédératrice : le bestiaire. Outre les
photographes de la galerie, VOZ’Galerie a proposé à Azart Photographie,
magazine trimestriel dédié à la photographie contemporaine, une carte
blanche. Artistes invités : Julia Christe et Polixeni Papapetrou.
Depuis
toujours le monde animal n’a cessé de fasciner et d’inspirer les
artistes. Symbolisant nos croyances, illustrant contes et légendes,
peuplant notre imaginaire, l’animal est une source d'inspiration
permanente, et souvent surprenante pour les artistes.
Animaux
réels ou imaginaires, drôles ou inquiétants, l’exposition se propose de
réunir diverses démarches artistiques explorant le médium
photographique. Sabrina Biancuzzi se joue des apparences à travers ses drôles de portraits d’animaux. En captivité, ils inspirent Jors qui décèle la mélancolie « presque humaine » d’un rhinocéros ou Eve Morcrette
qui tisse, au fil des mois, une relation intime avec les hippopotames,
les girafes, les éléphants qu’elle croise au zoo de Vincennes. Grand
portraitiste, Arnault Joubin magnifie comme personne la noblesse du cheval dans un noir et blanc maîtrisé empreint de beauté classique. François Delebecque, lui, cherche l’allégorie, celle de la force en l’occurrence, en la figure du gorille. Maurice Renoma convoque humour et burlesque pour réaliser ses portraits mi-homme, mi-animal tandis que la photographe allemande Julia Christe revisite le « portrait d'identité » animalier. Enfin, le photographe espagnol, Alfonso Brezmes avec ses photomontages, Pascal Houdart et son bestiaire microcosmique, la photographe australienne, Polixeni Papapetrou ou encore Captain Fluo
nous racontent des histoires en nous invitant dans des univers proche
du conte et emplis de poésie surréaliste. Photographie argentique,
numérique, photomontage, collage, procédés de tirages, l’exposition
présente autant de démarches artistiques que de pratiques
photographiques.
A l'occasion de l'expositon, la VOZ'Galerie vous fera également découvrir les travaux de la sculptrice Charlotte Champion.
F.Weyergans©Folio
Autour de La démence du boxeur de François Weyergans (Folio, 2011)
Présentation de l'éditeur:
À la fin de sa vie, Melchior Marmont, producteur de cinéma, rachète la maison de son enfance.
Il y passera sa dernière nuit.
François
Weyergans est le seul écrivain à avoir obtenu le prix Renaudot et le
prix Goncourt. Il publie ici, pour la première fois en format de poche,
un de ses livres majeurs.
Extrait p. 199 :
"Le médecin avait mentionné la démence des boxeurs, dont Melchior apprenait l'existence, et qu'on appelait aussi dementia pugilistica, une forme de démence assez rare qui atteint des boxeurs âgés ayant reçu trop de coups sur la tête. Au lieu de dire « la démence des boxeurs », Melchior avait mis l'expression au singulier afin de la rendre universelle ! Son film racontait la vie d'un homme, plus ou moins calquée sur la sienne, qui établissait le solde, sur un ton amer et amusé, des coups qu'il avait donnés et reçus. La métaphore de la démence du boxeur serait la modeste quote-part versée par Melchior Marmont à la définition permanente de l'être humain par lui-même. Il lui avait semblé pertinent de suggérer que les coups fictifs sont plus douloureux que des coups de poing, et leurs plaies souvent inguérissables. Toute vie se passe su une sorte de ring mental, avait-il dit, où on est le plus souvent contraint de se battre contre soi- même, la seule règle étant qu'il faut se battre, sans arbitre et sans gong, quel que soit le nombre des adversaires. Quant à la démence, Melchior n'y voyait pas un diagnostic médical, mais une indication sur son époque."
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