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Tire ta langue | 11-12

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Emission Tire ta langue

le dimanche de 12h à 12h30

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Les mots français d'origine arabe 18

15.07.2012 - 12:00 Écouter l'émissionAjouter à ma liste de lecture

Avec Salah Guemriche, auteur du Dictionnaire des mots français d'origine arabe (Le Seuil, 2012)

Thème(s) : Littérature| Sciences du Langage

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Rencontre entre le français et l'arabeArticle d'Henriette Walter sur le site du Cercle de la Francophonie et du dialogue des cultures
L'intégration des mots venus d'ailleursUn article d'Henriette Walter sur le site de l'ALSIC

18 commentaires

Portrait de Anonyme Baudouin Joseph15.12.2012

Bonjour à tous,

Il fait plaisir de constater que, dans la majorité des commentaires cités, l'esprit sicentifique est bien présent.

Il faut continuer dans cette voie.

Merci à tous.

Portrait de Anonyme Rachid22.07.2012

Je suis d'accord avec les linguistes qui affirment l'existence d'une proto-langue, ancienne, mère de toutes les langues d'où sont issues toutes les langues connues. C'est ce qui expliquerait les nombreuses interférences et identité communes de mots. D'ailleurs on découvre autant de mots d'origine Arabe dans l'anglais que dans le français. A commencer par TERRE, MAISON, EAU et PLUIE qui se prononces presque de la même façon en Anglais et en Arabe. C'est intéressant comme sujet et je lirais avec avec plaisir le livre de M. Salah GUEMRICHE quand il sera disponible à Alger.

Portrait de Anonyme Daoud15.12.2012 Pour la similitudes des mots arabes retrouvés dans la langue française et anglaise, c'est logique : le Royaume d'Angleterre fut fondée par des Français, les Normands qui parlaient le même français que le roi de France. C'est à partir de la guerre de 100 ans que la langue anglaise (mélange de 50% de mots français et de l'autre moitié de mots d'Angles et de Saxons) devint un critère identitaire pour différencier les Français des Anglais. D'ailleurs le français restera langue officielle de la Justice jusqu'au XVIIIe siècle.
Portrait de Anonyme loupiot jl21.07.2012

"l'un et l'autre se dit ou se disent",c'est la réponse d'Antoine à JD ce 15.07.
Mais moi,il me semble que "se dit", cela ne va pas, puisque c'est "l'un ET l'autre".
Par contre "l'un OU l'autre se dit ou se disent", là, d'accord (et si "par contre" dérange quelqu'un, qu'il le remplace par le sempiternel "en revanche";en tout cas, moi, "par contre" j'aime bien).

Portrait de Anonyme Claire5218.07.2012

Il est intéressant d‘entendre comment Salah Guemriche avance que les Français ont refoulé cet apport. Intéressant aussi d’entendre utilisé le mot „expansion“ d’un côté, et „colonisation“ de l’autre - À mon avis, les Arabes ont été perçus comme un peuple voulant agrandir leur territoire aux dépens de celui des Francs dans un premier temps. Dans un 2e temps, les Turcs aussi ont été perçus comme une menace venant de l'est quand ils étaient stoppés dans leur avance aux frontières de l'Autriche. Sans parler des Barbaresques qui pillaient les bateaux de commerce en Méditerranée et vendaient aux marchés aux esclaves les équipages et les passagers. L’Iran n’a jamais été aux frontières de l’Europe. - Est-ce qu'occulter la pénétration des mots arabes dans la langue française et est lié inconsciemment à ces tentatives de conquête ?- À vrai dire, il y aurait éventuellement une 3e explication : plus de lettrés parlaient et parlent grec et latin, moins arabe, donc leurs erreurs dans l'étymologie de certains mots seraient peut-être liées à leur ignorance. – Quoi qu’il en soit : votre émission a réveillé mon envie d’en savoir plus sur le sujet. Je cours acheter les deux livres indiqués sur votre site, avant d’en chercher un autre sur „les mots français dans les langues arabes“.

Portrait de Anonyme poyet18.07.2012

merci pour cette émission qui nous ramène à la notion de mélange linguistique, une langue vit car elle évolue, se mélange et se "melting potise".

Portrait de Anonyme Christiane Almi18.07.2012

Je voudrais répondre plus précisément à Monsieur F. Chevassus.

Je suis originaire du Puy-en-Velay.

J'ai toujours été surprise de constater dans les paysages de la Haute-Loire, notamment les monuments, les influences arabes.

L'architecture de la cathédrale du Puy-en-Velay et notamment le cloître m'a toujours fait penser à celle que l'on trouve dans le monde arabe et notamment en Afrique du Nord. D'ailleurs, sur une des deux portes de la cathédrale on trouve une écriture coufique. Malheureusement, à la suite d'une récente restauration, la porte à été "rabotée" si bien que l'on ne distingue plus aussi nettement la calligraphie.

J'ai longtemps cherché à percer ce "mystère" et j'ai découvert la thèse de Monsieur Ahmad Fikry, rédigée pour son doctorat ès lettres, présentée à la faculté des lettres de l'université de Paris en 1934, intitulée : "L'art roman du Puy et les influences islamiques".

Ce livre est pratiquement introuvable mais à force de persévérance j'ai réussi à en obtenir une photocopie, laquelle m'est très précieuse mais que j'aurais plaisir à faire partager à tous ceux qui s'intéressent à ce sujet.

Portrait de Anonyme Stéphane17.07.2012

Je me permets d'émettre une réserve relative à l'étymologie du mot "albatros", et surtout sur les commentaires que lui adjoint M. Guerniche :

Tout d'abord les dictionnaires me semblent d'accord sur l'origine du mot : arabe, certes (alcatraz : pélican en espagnol), mais par l'intermédiaire du portugais, langue de navigateurs, et dont les deux premières syllabes sont altérées en 'alba' (blanc en latin ; mais il se peut que cette altération n'ait pas l'origine savante qu'on lui suppose...)

Quant au commentaire de M. Guerniche : rappelons que l'albatros est bien blanc ( et non pas noir, comme il semble le supposer), et qu'un tel oiseau, vivant dans les mers australes, a de toute évidence été identifié par des navigateurs contournant le sud de l'Afrique , ou éventuellement traversant l'océan indien : navigateurs probablement portugais ou espagnols, et qui ont éprouvé le besoin de rapprocher l'oiseau qu'ils découvraient du pélican déjà connu. L'altération que subit le mot 'alcatraz' est donc sans doute délibérée, et sans conteste européenne.

Un rappel enfin : un grand nombre de mots français d'origine arabe viennent de la péninsule ibérique (évidemment longtemps dominée par les Maures); il serait bon de préciser que les emprunts à l'arabe ne se sont pas opérés directement ; et que l'idylle que certains voudraient bien voir entre le français (certes très éloigné du gaulois, M.Guerniche le rappelle très justement) et l'arabe n'a jamais existé...

Un dernier mot : merci M. Perraud, pour votre émission.

Portrait de Anonyme Henry Faÿ17.07.2012

Cette émission m'a beaucoup déplu. Le propos n'a rien d'original, tout le monde sait que quantité de mots d'origine arabe dans notre langue. Mais ce qui m'a irrité, c'est qu'on en fasse un sujet de polémique aussivaine qu'artificielle. Qui donc s'y oppose? Qui y voit à redire? Les Français les plus chauvins et les plus bornés ne peuvent que s'enorgueillir que leur langue ait puisé aux idiomes les plus divers, et la langue arabe, quoi qu'en dise ce Monsieur Salah Guemriche, n'est pas indésirable, bien au contraire.

Salah Guemriche avait l'air de présenter des hypothèses aussi nouvelles qu'audacieuses, comme s'il avait inventé la lune, mais au fur et à mesure qu'il parlait, je consultais le Petit Robert qui indiquait exactement les origines qu'il donnait. Ce Monsieur n'a absolument rien découvert.

Henry Faÿ
henrypmfay@yahoo.fr

Portrait de Anonyme Cavenaghi17.07.2012

A en croire Alain Rey ("L'amour du français: Contre les puristes et autres censeurs de la langue") l'étymologie des mots français d'origine occitane (provençal...) a aussi été occultée dans nos dictionnaires. A la place, ils parlent de leur origine latine. Il est vrai que mon vieux Larousse ne propose que rarement une origine occitane à ses entrées... au contraire du Treccani (dictionnaire italien). On pourrait en déduire que l'italien a emprunté plus de mots à l'occitan que le français... ce dont il faut se garder.

Faut-il y voir un mépris des locuteurs français pour les langues régionales?

Portrait de Anonyme F. Chevassus16.07.2012

Je me permets d’apporter une eau modeste au moulin de Monsieur Guemriche. Mes parents en arrivant du Maroc pour venir s’installer un peu précipitamment en Haute Loire au début des années soixante, ont eu la jubilation de trouver dans cette Auvergne auvergnate des traces, des réminiscences de l’Arabe. Tout d’abord dans des noms propres très locaux, comme Allirand (celui qui vient de l’orient ?) ou Habouzit (je crois que c’est le gardien de la mosquée), et surtout dans ces joyaux de l’architecture romane. Ce fut un plaisir de voir le Président de la République venir évoquer les racines de l’Europe chrétienne sur les marches de la cathédrale du Puy : magnifique monument de l’architecture byzantine !
Merci pour votre émission, je m'en vais de ce pas à la recherche du dictionnaire.
F. Chevassus

Portrait de Anonyme momed15.07.2012

qu'en pense Mr Alain Rey dans ses dicos ? va-t-il rectifier les infos concernant l'origine des mots? merci pour vos émissions .

Portrait de antoine antoine15.07.2012

En vous cachant derrière un nom d'emprunt, vous faites allusion, avec un goût prononcé pour le hors-sujet mais en ignorant le partage culturel (être compris de tous), à une mauvaise querelle – qui mériterait une émission polyphonique – ayant éclaté voilà six ans.

En effet, à l'été 2006, le Conseil représentatif des associations noires de France (Cran) demanda au Petit Robert de retirer les 170 000 exemplaires de son édition 2007 pour sa définition du mot «colonisation» : «Mise en valeur, exploitation des pays devenus colonies». L'association considérait que l'ouvrage soulignait le rôle positif de la colonisation. Alain Rey, qui avait conçu et dirigé la rédaction du Robert, s'insurgea contre cette accusation. Il reçut au reste le soutien de Claude Ribbe, responsable de la commission culture du collectif des Antillais, Guyanais et Réunionnais, membre de la commission nationale consultative des droits de l'homme.

Alain Rey déclarait alors :

« Je comprends qu'un mot soit dangereux à manipuler. Notamment les définitions des termes «race», «racisme», «esclavage», «antisémitisme» et bien sûr «colonie» ou «colonisation»... Mais le procès intenté au Petit Robert, dont la réputation idéologique n'est plus à faire, se révèle totalement injuste. Il est le signe d'une inculture économique totale de la part de ses détracteurs. Le Cran nous reproche l'expression de «mise en valeur».

Ils confondent la valeur économique et la valeur morale. Parler de colonisation – processus historique – n'est pas faire l'apologie du colonialisme – qui est une attitude –, mot que nous avons ainsi clairement défini : «Système politique préconisant l'occupation et l'exploitation de territoires dans l'intérêt du pays colonisateur.» Il y a quelques années, nous avons pris la précaution d'y adjoindre le terme «exploitation» pour éviter ce type de quiproquo.

(...) Il s'agit avant tout d'une instrumentalisation à des fins médiatiques. Ce n'est pas honnête d'extraire trois mots d'une définition qui renvoie à d'autres termes, de monter une polémique et de demander le retrait d'un ouvrage qui contient 25 millions de signes.

La motivation principale est de faire parler de soi. Je rappelle aussi que ce mot apparaît tel quel depuis 1967. Un dictionnaire n'est pas une plateforme de débat idéologique.

C'est un travail de près de quarante ans, réalisé avec une trentaine de personnes (des linguistes, des historiens, des scientifiques), toutes averties de l'impact d'une définition d'un mot. Ce n'est pas un travail subjectif ni un livre d'opinion. Cette polémique ne rend pas service à ces personnes dont je partage les idées. »


P.-S. Si vous tenez à lui donner du « monsieur », écrivez M. Alain Rey et non mister (Mr)...

A.P.

Portrait de Anonyme JD15.07.2012

Merci pour votre émission toujours passionnante.
Mais je m'interroge sur le cas de George Sand. Pourquoi faudrait-il que le D soit nécessairement muet, puisqu'il s'agit d'un pseudonyme, qui plus est inspiré, à ma connaissance, par le nom de Jules Sandeau.
Existe-t-il des témoignages d'époque sur la manière dont elle-même prononçait son "nom" ?

Portrait de antoine antoine15.07.2012

Chère auditrice ou cher auditeur,

Qu'un nom soit un pseudonyme ne le dispense pas d'obéir à la prononciation du “d”. Cette consonne, ordinairement, s'avère muette à la fin des mots, ou après une nasale, ou encore après une “r”  : grand, il rend, il perd. (En revanche, le d se prononce en finale dans des mots d'origine étrangère : oued, oud, fjord, lord, lied, lad, ried, rand, round, trend, Sindh.)

L'affaire se complique effectivement avec Aurore Dupin. En 1830, elle a donc une liaison avec Jules Sandeau et ils écrivent ensemble Rose et Blanche, qu'ils signent Jules Sand. En 1832, Mlle Dupin commence à voler de ses propres ailes littéraires : George Sand.

Deux écoles s'affrontent alors quant à la prononciation d'un tel nom de plume. Pour les uns, dont je suis, la règle générale s'applique. Pour les autres, dont vous êtes, le d provenant de la troncation d'un patronyme, il se prononce, à la différence de grand.

L'un et l'autre se dit ou se disent donc... Il en va de même pour la ville de Gand, qui se prononce avec un d en Belgique, suivant son origine flamande : Gent.  Toutefois, le d ne se prononce pas en français, si bien que cette cité rime avec gant.

Ce qui m'amène à une autre curiosité, trouvée dans Ruy Blas de Victor Hugo :

Quand votre sort grandit, votre esprit s'amoindrit ?
Réveillez-vous, Ruy Blas. Je vais quitter Madrid.

Bien à vous cordialement,

A.P.

Portrait de Anonyme Anonyme15.07.2012

j'ai été effaré par le manque de rigueur scientifique de ce monsieur. Pour couronner le tout, à la fin, le cas de Rabelais: le fait qu'il orthographie les mots d'origine arabe comme on le fait aujourd'hui et non comme cela était fait au XIXème siècle, est la preuve irréfutable de sa bonne connaissance de cette langue...j'ai dû rater quelque chose....ou bien ce monsieur n'a aucun esprit scientifique.
Même chose pour la marque "orangina": on n'a rien compris à ses explications abracadabrantes (c'est de l'arabe ça?); pour le commun des mortels: orangina est français et à comme racine "orange"! CQFD

Portrait de antoine antoine15.07.2012

L'anonymat ne saurait tout permettre (oui à la liberté d'expression, non à la diffamation furieuse).

Ce monsieur s'appelle Salah Guemriche. Et son prétendu manque de rigueur scientifique ne saute peut-ête à l'ouïe que de ceux ne cherchant qu'un tel défaut dans une telle cuirasse...

Portrait de Anonyme Anonyme15.07.2012

Bravo et merci pour l'émission qui m'a beaucoup amusée et ..merci surtout à Salah Guermiche pour son travail, son humour ..et son livre que je vais m'empresser de lire.
marik viland ..fille de Moïse Sultan et de Aline Ganancia ..toute une longue histoire des mots dans ses origines

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