retour en haut de page
Une vie, une oeuvre

Une vie, une oeuvre | 10-11

Syndiquer le contenu par Matthieu Garrigou-Lagrange Le site de l'émission
Emission Une vie, une oeuvre

le dimanche de 16h à 17h

Ecoutez l'émission 59 minutes

Emil Cioran (1911-1995) Le plaisir d'en finir 2

22.05.2011 - 16:00 Écouter l'émissionAjouter à ma liste de lectureRecevoir l'émission sur mon mobile

 

par Christine Lecerf et Jean-Claude Loiseau

Emil Cioran ©

"Je m'en veux d'être moi"

Né en 1911, dans un petit village reculé de Transylvanie, Emil Cioran, fils de pope, quitte la Roumanie en 1938, après des études de philosophie à Bucarest et la publication de deux brûlots, l’un politique, Transfiguration de la Roumanie et l’autre hérétique, Des larmes et des saints. Insomniaque et mélancolique, miné par la haine de soi et le « cafard cosmique», Cioran vient s’établir en France, où il restera un « ermite en plein Paris » jusqu'à sa mort en 1995. Refusant les prix et les apparitions publiques, il devient néanmoins dès la parution de son Précis de décomposition (1949) et avec De l’inconvénient d’être né (1973) l’un des grands stylistes en langue française du désespoir, aux côtés de Beckett ou de Michaux, dont il était proche. 

Et si Cioran nous avait "mené en bateau " (Roland Jaccard) ? Et si cette solitude indigente, cette oeuvre sombre, ces aphorismes ciselés, cette philosophie du détachement n'étaient qu'une partie de la vérité ?

« La source de l’écrivain, ce sont ses hontes », écrit Cioran. Amis français et roumains, lecteurs et traducteurs, philosophes et historiens dévoilent ici les secrets d'un Cioran heureux, chasseur de femmes et  infatigable causeur, d’un Cioran rongé par la nostalgie de son enfance heureuse et le poids de son passé d’intellectuel roumain adepte de la Garde de fer.

Une voix unique, indéfectiblement roumaine, délibérément française.

Un "icare de l'existence humaine" (Georges Banu), uniquement admirable dans la chute.

Avec

Georges Banu, ami de Cioran, écrivain et homme de théâtre

Livius Ciocârlie, écrivain, professeur à l’Université de Bucarest

Roland Jaccard, ami de Cioran, écrivain, Cioran et compagnie, PUF, 2005   

Florin Turcanu, historien, Mircea Eliade, Le prisonnier de l’histoire, La Découverte, 2003

Alexandre Lavastine, historienne, L’oubli du fascisme : Cioran, Eliade, Ionesco, PUF, 2002

Pierre Pachet, écrivain, Conversations à Jassy, Denoël, 2010

Gina Puica, traductrice de Cioran, Bréviaire des vaincus, L’Herne, 2010

Fernando Savater, philosophe, Penser sa vie, une introduction à la philosophie, Points, 2009 

 

Archives

Emil  Cioran, entretien, INA (1949)

Emil Cioran, entretien, INA (1989)

L’Apocalypse selon Cioran, film de Gabriel Liceanu et Sorin Iliesu, 1990

 

Textes lus

Transfiguration de la Roumanie, L’Herne,2009 

Syllogismes de l’amertume, Œuvres, Quarto Gallimard, 1998

De l’inconvénient d’être né, Œuvres, Quarto Gallimard, 1998

Cahiers 1957-1972, Gallimard,1997 

 

Sélection de sites établi par les documentalistes de Radio France

Cioran : une pensée contre soi héroïquement positive

Article de Liliana Nicoresco à propos de Cioran. Un héroïsme à rebours de Sylvain David, Les Presses de l’Université de Montréal, 2006

Site de la revue Analyses

Dossier sur le site canadien de l'Encyclopédie de L'Agora

Notice bio-bibliographique aux éditions de L’Herne

Cioran et le rire. Regards sur une pensée entre moralisme, religion et philosophie

Article de Constantin Frosin enseignant à l’Université Danubius/Galati

Revue de littérature comparée 2008/4 (n° 328)

Vision du temps. Cioran analyste de la réaction, de l'utopie et du progrès. Article de J.C Guerrini
Mots. Les langages du politique (1) n°68

 

 

Thème(s) : Arts & Spectacles| Philosophie| cioran

2 commentaires

Portrait de Anonyme Claudia25.05.2011

Belle émission qui a fait la part belle à l'humanité complexe de Cioran, qui ne s'est pas offusquée des excès de l'homme Cioran, pris dans uns histoire et un destin qu'il est trop facile de juger de l'extérieur... Bravo !

Portrait de Anonyme Germain22.05.2011

Cioran est à la littérature ce que sont le fado, le tango, le flamenco ou les chants tziganes à la musique..... tristesse, désespoir, mais aussi un émouvant appel à vivre!
Merci pour ce portrait!