3ème Ville-Monde "à la française" : Le Havre
Le Havre, "vieille ville nouvelle", toujours réinventée, toujours ailleurs: dans les rêves de François 1er, ceux de l'architecte Auguste Perret ou de l'écrivain américain Henry Miller... Ville portuaire et ouvrière, ville d'estuaire et d'artistes, qui inspira Claude Monet pour son Impression soleil levant et Jean-Paul Sartre pour sa Nausée, Le Havre ne cesse aujourd'hui d'inviter l'imaginaire... et les containers au voyage!
L'avenue Foch, le quartier reconstruit par Auguste Perret avec l'église
Saint Joseph (classé par UNESCO) et en arrière plan, l'entrée du port ©Véronique Ellena
Table ronde avec:
Annette Haudiquet, directrice du MUMA, le Musée Malraux
Antoine Grumbach, architecte
Sabine Meier, photographe
Christophe Ono-dit-Biot, romancier, directeur-adjoint de la rédaction du Point
Reportages au Havre, en compagnie de:
Little Bob, rockeur
Dominique Abel et Fiona Gordon, cinéastes
Dominique Rouet, conservateur
Et des dockers et pêcheurs sur le port...
Lectures par Romane Bohringer :
Pierre et Jean, de Guy de Maupassant
Le Havre de Grâce, de Raymond Queneau
Extrait du scénario du film Le Havre de Aki Kaurismäki
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Production : Martin Quenehen
Reportages : Caroline Gillet
Réalisation : Julie Beressi
Coordination: Catherine Liber et Irène Omélianenko
Attachée d’émission : Marianne Chassort
Collaborateur : Matthieu Le Goff
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Dessins issus du livre "MemoArt de Leure", publié aux éditions A.D.E.L.E
Les docks du Havre, vus par C. Affagard ©Christian Affagard
Le Havre vu par ©Christian Affagard
Musiques :
"Dreams" de Inkredibl'chapo
"Light of my town" de Little Bob
Bof "Le cerveau" de Georges Delerue
Invité(s) :
Christophe Ono-Dit-Biot
Antoine Grumbach
Little Bob , rockeur
Annette Haudiquet
Sabine Meier, photographe
Thème(s) : Ailleurs| France| Mer| Découverte| Exposition






9 commentaires
Le Havre
Une vision poétique de Dominique Abel.
Une découverte lumineuse d'Anne Haudiquet.
Des clichés bien sentis de Sabine Meier.
Une grande enjambée sur l'estuaire, la vision d'un axe, d'un projet parisien sur la planche à dessin d'Antoine Grumbach.
Le regard lointain de Christophe Ono-Dit-Biot depuis la falaise.
Et puis le vécu des vrais gens sur le terrain des cartes sonores.
Injustement mal-aimée,Le Havre dans la dualité cité-port mérite bien les égards d'une émission culturelle: reste à l'auditeur de franchir la Porte Océane comme le font aujourd'hui de nombreux cinéastes...
Très belle émission qui m'a touchée personnellement ayant écrit, tel un fait exprès, un article sur mon blog à ce sujet : http://lespipelettesdebelleville.wordpress.com/2012/01/16/le-havre/
C'est "drôle" (enfin pas tout à fait quand on constate les cercles vicieux allant de la Seine à la mer, ne laissant aucune place à ce qui en déborde) je me demande comment j'ai pu travailler avec A. Kaurismäki et avoir 2 titres présents dans le film. Le salut viendrait-il comme parfois de la mer, en toute indépendance de l'extérieur?
Merci pour cette émission, j’ai particulièrement aimé l'équipe de La Fée, Sabine Meier et Christophe Ono-dit-Biot, pour leur dynamisme, leurs paradoxes et cet aveu sur le rejet de la ville pour des raisons qui séduisent aujourd’hui. Je regrette le ton politiquement convenu d’Antoine Grumbach. Le Havre est une ville radicale, quasi-violente, sinon elle ne serait pas ce qu’elle est, couverte de cicatrices modernes. Qu’il réinterroge ce propos mille fois répété affirmant que le centre reconstruit manque de sédimentation: voici juste la définition d’une table rase. C’est après la reconstruction que l’on n’a pas fait évoluer les choses, que rien n’a sédimenté. Le drame, c’est ce ton raisonnable s’appuyant sur ce que l’on imagine être l’Erreur passée… Et aussi ces rêves trop grands qui rendent aveugles. Le sage Little Bob est plus lucide en dénonçant l’absurde politique par le vide menée en centre-ville.
Merci pour votre émission. J'ai 27 ans et j'habite au Havre depuis seulement 2 ans. C'est une ville que je ne voudrais plus quitter tant elle est singulière, agréable à vivre et belle. Et surtout, une des rares villes de province ou "l'étranger", c'est à dire celui qui vient d'une autre région, d'un autre pays, est accueilli et intégré sans aucun problème.
Merci encore d'avoir fait découvrir Le Havre sous un autre regard et avec une grande objectivité. Et merci d'avoir offert aux havrais "de souche" un autre regard sur leur ville que l'on a tellement décriée au cours des décennies précédentes.
Place à l'avenir pour cette villel bien armée pour affronter le XXIeme siècle.
Comme toujours, l'émission fut de qualité, mais j'ai été frappée par l'absence de témoignages d'une partie de la jeunesse (trop peu présente dans la ville), puis par l'insistance permanente sur LH comme ville de l'imaginaire. Pourtant, ceux qui y vivent ont parfois du mal à s'évader : plus de vie nocturne, pas de salles de concert actuellement, un ciné art et essai en moins. Bref, LH, c'est certes cette ville que vous avez présentée, mais c'est aussi une population qui diminue, vieillit et s'appauvrit. C'est néanmoins moins flamboyant que la peinture impressionniste.
Dernière remarque : si je ne m'abuse, Monsieur Ono-Dit-Biot,qui encense la ville, demeure à Paris, non ?
A part ces remarques amères, merci pour votre émission. Moi, LH que j'aime, c'est celui de Little Bob et, ouf, il était sur vos ondes !!
Merci pour cette émission d'une excellente qualité de par la diversité des sujets traités. Le Havre de Paix !!! A ré écouter.
Je suis en train d'écouter l'émission dédiée au Havre et vous présente toutes mes félicitations pour la qualité de cette dernière et de ses intervenants.
Souvenons nous que la ville a vécu "le feu et le sang", titre de l'ouvrage "Le Havre à feu et à sang".
Elle offre un vrai potentiel à deux heures de PARIS avec la mer, la campagne, la forêt.. et un patrimoine.
Merci pour votre émission qui parle du Havre et merci à tous les artisans de la renaissance de cette ville.