5ème Villes-Mondes en France : Toulouse
Toulouse: ville rose-orange. Ou plutôt rouge et noire. Ville d'avenir et d'oubli. Espagnole et arabe. Avec et sans accent. Ville d'eau au milieu des terres. Ville portée par les airs et meurtrie par le feu. Ville mystère en forme de cœur et d'octogone palpitant.
Voici quelques-unes des facettes de la ville-monde que vous invitent à arpenter nos invités venus des rives de la Garonne...
La place du Capitole Caroline Gillet©Radio France
Débat en plateau avec :
Eric Lareine, musicien
Michel Desvigne, paysagiste (Grand prix de l'urbanisme 2011), chargé de redessiner le paysage urbain toulousain avec l'architecte catalan Joan Busquets
Marie-Thérèse Perrin, Présidente du Printemps de Septembre, festival de création contemporaine à Toulouse
Yves Charnet, écrivain, chargé des enseignements de culture générale à SUPAERO Toulouse
Tilt, graffeur toulousain Caroline Gillet©Radio France
Reportages in situ en compagnie de Caroline Gillet :
Pascal Dessaint, auteur de polars
Serge Pey, poète
Tilt, graffeur
Et en bonus site web : Sophie Bacquié, plasticienne toulousaine, nous emmène dans le tout nouveau quartier de Borderouge, pour visiter son atelier
Lectures confiées à Romane Bohringer
Production : Martin Quenehen
Reportages : Caroline Gillet
Réalisation : Julie Beressi
Coordination: Catherine Liber et Irène Omélianenko
Attachée d’émission : Marianne Chassort
Collaborateur : Matthieu Le Goff
Thème(s) : Ailleurs| France| Découverte| Festival| Littérature Française| Musique| Voyage




8 commentaires
"Appropriation dérisoire et un peu ridicule" : le débat sur le graff (83') est un peu scandaleux et ne donne pas beaucoup d'espoir pour la démocratisation des espaces publics du centre-ville, qui restera un écrin figé.
En une petite dizaine d'année Toulouse a explosé ! depuis il y a eu le TNT, les Abattoirs, ALaPlage, Lieu Commun, la Fabrique, le réseau Pink Pong, le Printemps de Septembre, Manifesto, Graphèine, TA, Multiprise, Myrys V.3, des tas de nouveaux labels indépendants electo ou rock, des nouvelles salles de concerts (le Phare, le Bikini V.2, la Dynamo...) des nouveaux squattes, des tas de groupes indépendants, des tas d'organisateurs de festivals electro (Electro Alternative, les Siestes Electroniques, Party, Mentalism, etc...). une jeunesse qui bouillonnent... Et j'en passe ! tout cela en à peine 10 ans !!!
Je n'ai jamais compris pourquoi, les graphs et autres bombages étant par définition signées, une petite loi de derrière les fagots n' oblige pas ces artistes plasticiens des rues à venir nettoyer leurs œuvres d' art, au lieu de laisser les pandores leur courir après pour les prendre en flag ...
Quel dommage de ne pas avoir parlé de l'orchestre national du Capitole qui a donné à la ville une renommée internationale. Les arts du spectacle vivant notamment du théâtre sont les fleurons de la ville rose.
Et je suis, hélas, d'accord sur le fait que les arts plastiques sont les parents pauvres de la ville: peu de lieux d'exposition mis à la disposition des artistes plasticiens et un manque de décision et de mise en actions concrètes pour qu'il y ait davantage d'expositions intéressantes: les toulousains n'attendent que ça!
Bonjour,
Dans l'émission il est question d'un mur "toléré" par la municipalité, rue du Coq d'Inde, où graphe tag et mural se succèdent depuis les années 80, vous savez en face de ce lieu le Nabuchodonosor où officie ce "fou habillé en jupe" - dommage que vous n'ayez pas eu l'occasion d'en franchir le seuil, et de découvrir ce territoire d'exception, dans la pulsation des êtres qui s'y arrêtent - Donc ce mur, eh bien sachez que la Mairie a fait recouvrir depuis peu la dernière expression de cette surface historique...
Je regrette qu'on ait laissé l'aménagement du centre-ville à ce paysagiste normatif, qui considère l'appropriation spontanée comme de la violence. Ce n'est pas en aseptisant l'espace que les gens y mettent des "tables et des chaises". Faire sortir la voiture ne suffit pas, mettre des bancs et des arbres ne suffit pas. Le graph n'est peut être pas l'unique solution, mais c'est est une bien plus respectable que tous ces grands et propres espaces qui endorment nos villes,et les font se ressembler.
Il faut encadrer et accompagner les habitants vers l'appropriation des différents quartiers. Transformer la place Saint-Sernin doit se faire en respectant tous les usages différents (marché, regroupement d'étudiants et lycéens, cérémonies religieuses, skate...) et toutes les populations (centre-ville, fac de droit, d'arnaud bernard...).
Il y a quand même une contradiction flagrante à s'émerveiller sur le retour de certaines espèces animales en centre-ville et à prôner une densification à tout-va qui laisse les mains libres aux promoteurs pour bétonner les quartiers périphériques où il restait encore quelques espaces verts!
Je n'arrive pas à réécouter votre émission ; cela s'arrête au bout de quelques instants : souci de votre part ou du mon côté ?...MERCI d'une explication.......