Crise de la presse : faut-il encore former des journalistes ?



28.11.2013
39 min

On connaissait la crise de la quarantaine mais celle qu’est en train de traverser Libération est particulièrement sévère.

Le journal, fondé en 1973, va mal : diffusion en chute libre, jusqu’à 30 % de moins pour les ventes en kiosques depuis le début de l’année. Si le recul enregistré par Libé est sans équivalent dans la presse quotidienne, son cas n’est pas isolé. Aujourd’hui en France, Le Parisien, Le Monde, Le Figaro …mis à part La Croix, tous les titres nationaux sont en crise : une baisse moyenne des ventes de 7,1% sur les 9 premiers mois de l’année.

Et il suffit de jeter un œil aux chiffres de l’OJD pour constater que toute la presse, nationale comme régionale, quotidienne comme périodique, est concernée.

Jean Stern, Nathalie Sonnac et Denis Huertas
Jean Stern, Nathalie Sonnac et Denis Huertas Crédits : JCF - Radio France
Dans ces conditions, est-il bien raisonnable de continuer à former toujours davantage de journalistes ? Ils sont 500 chaque année à intégrer une des écoles reconnues par la profession. Mais c’est compter sans les autres formations, plus ou moins universitaires, plus ou moins privées, plus ou moins sérieuses. Les vocations, certes, ne manquent pas, mais les débouchés, eux, se font rares. En Belgique, la plus vieille école du pays a justement fermé ses portes fin septembre, faute de pouvoir assurer à ses étudiants un avenir dans le journalisme qui ne soit pas seulement un avenir précaire. Un exemple à suivre en France ?

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