Ségrégation scolaire : l'école doit-elle s'adresser à tous… ou à chacun ? (en partenariat avec Philosophie Magazine)



04.09.2012
39 min

Emission en partenariat avec :

Vous n’y échappez pas depuis ce matin : les chiffres de la rentrée. 12 millions 125 300 écoliers, collégiens et lycéens, accueillis dans près de 65 000 établissements publics et privés. Si elle fut autrefois réservée à quelques uns, l’école, en France, est depuis longtemps l’affaire de tous.

L’après-guerre aura marqué le tournant de la démocratisation, avec l’instauration de la scolarité obligatoire jusqu’à 16 ans. Véritable succès pour l’école, en particulier en période de plein emploi. Sauf qu’avec le développement du chômage de masse est apparu un autre phénomène : le consumérisme scolaire.

Frédérique Rolet, Martin Legros et Gaëlle Guernalec-Lévy
Frédérique Rolet, Martin Legros et Gaëlle Guernalec-Lévy Crédits : J-C Francis - Radio France
Dans une société qui ne garantit plus à chacun une chance d’avoir sa place au soleil, le milieu scolaire devient l’objet d’enjeux phénoménaux, souvent irrationnels. La recherche effrénée (et compréhensible), de ce qu’il y a de mieux pour ses enfants, alimente la compétition entre établissements…et produit de la ségrégation scolaire. La société en souffre-t-elle ? Et comment peut-elle y remédier ?

« L’école doit-elle s’adresser à tous ou à chacun ? »

Et le contrepoint : Michel Serres et sa "Petite poucette"

Michel Serres
Michel Serres Crédits : Radio France

"Les nouvelles technologies ne bouleversent pas seulement l'état du savoir, elles bouleversent le sujet du savoir" explique Michel Serres dans le numéro de Philosophie Magazine consacré aux bouleversements de l'apprentissage, et dont le Grain à moudre est partenaire.

A l'heure où toutes les informations sont disponibles en ligne, chacun pourrait se faire épistémologue à sa manière, indépendamment de son origine sociale.

Dans son dernier livre sous forme de portrait de l'écolier de demain (Petite poucette, aux éditions du Pommier), Michel Serres parle du numérique comme de notre 3eme révolution anthropologique - après l'écriture et l'imprimerie. Et s'il existe une forme de ségrégation, elle serait essentiellement générationnelle.

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Michel Serres

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