Peut-on faire du cinéma sans argent ? / Autour d'Ai Weiwei.



21.02.2012
1H 25 min

1ère partie : Peut-on faire du cinéma sans argent ?
En cette semaine de récompenses, c’est la question du financement du cinéma qui va nous occuper aujourd’hui.

On part d’un constat en forme de paradoxe : d’un côté un système d’aide à l’écriture, à la réalisation, à la production, à la diffusion, performant, qui maintient en vie la seule véritable industrie cinématographique européenne et un public qui plébiscite les productions nationales. De l’autre, des signaux d’alarme tirés depuis quelques années pour alerter sur un financement de plus en plus difficile. En 2007, aux Césars justement, la réalisatrice de Lady Chaterley, Pascale Ferrand avait dénoncé la situation catastrophique de ce qu’elle appelait « les films du milieu ». Et la crise a rendu les organismes de financement privés encore plus frileux.

Pourtant certains films sans budget arrivent à se montrer : La guerre est déclarée, de Valérie Donzelli en lice pour le César du meilleur film, mais aussi Tomboy de Céline Sciamma ou Donoma de Djinn Carrénard réalisé avec 150€.

Avec : Alain KRUGER Gérard MORDILLAT Fabienne SERVAN-SCHREIBER
Archives diffusées :

  • Djinn CARRENARD dans la Grande Table le 05/12/2011.

  • Stefano SAVONA dans la Grande Table le 25/01/2012.

  • Valérie DONZELLI et Benjamin BIOLAY, "Ton grain de beauté". Extrait de la bande originale de La guerre est déclarée (2012).

2ème partie : Autour d'Ai Weiwei.

Estelle BORIES et Jean-Philippe BEJA
Estelle BORIES et Jean-Philippe BEJA Crédits : Sarah Cuvelier - Radio France
Cet homme à l’esprit farceur, auteur d’une œuvre à la fois prolifique, iconoclaste et provocatrice, c’est l’artiste chinois Ai Weiwei, photographe, vidéaste, architecte, mais aussi blogueur, galeriste, éditeur et collectionneur, auquel le musée du Jeu de Paume à Paris consacre dès aujourd’hui la première exposition en France.

Dans quelques minutes nous vous emmènerons au Jeu de Paume pour une petite visite de l’exposition en compagnie de l’artiste sculpteur Wang Keping, ami d’Ai Weiwei depuis plus de trente ans. Mais avant cela, nous avons invité deux spécialistes, l’un de la Chine dissidente, l’autre de l’art chinois contemporain, pour remettre en perspective l’œuvre de celui qu’on surnomme le Warhol chinois.

Jean-Philippe BEJA, sinologue, spécialiste de la politique chinoise, traducteur du prix Nobel de la paix 2010, Lu Xiaobo.

Estelle BORIES, enseigne l’histoire de l’art moderne à Paris 3, spécialiste de l’art chinois contemporain, elle vient de soutenir sa thèse en novembre dernier intitulée « Art et révolution : une perspective sur les avant-gardes et la question de la modernité en Chine au XXe siècle ».

Archives diffusées :

  • WANG Keping lors de la visite de l’exposition Entrelacs au Jeu de Paume.

  • Joe HISAISHI, « Mad Summer », bande originale du film de Takeshi Kitano L’été de Kikujiro (1999).

  • CUI Jian « 混子(Hun Zi)» (2006), écoutable ici.

Intervenants :

  • Jean-Philippe Béja : Sinologue, politologue, directeur de recherche au CNRS et chercheur au Centre d'études et de recherches internationales (CERI/Sciences Po).
  • WANG Keping : artiste chinois.
  • Estelle Bories : historienne de l'art, spécialiste de l'art contemporain chinois.


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