Droits de l’homme. AMNESTY a 50 ans : des droits civils et politiques aux droits économiques, sociaux et culturels



11.01.2012
12 min

"J'ai demandé à manger, on m'a collé du travail en plus"
"J'ai demandé à manger, on m'a collé du travail en plus" Crédits : amnesty

Le changement de stratégie d’Amnesty international depuis une dizaine d’années soulève des questions qui dépassent l’organisation elle-même.

De fait, Amnesty (née il y a cinquante ans) avait comme cœur de métier la défense et la protection des droits civils et politiques, principalement ceux des prisonniers de conscience.

Dès 2001, soit dix ans après les bouleversements internationaux, elle a élargi son champ de compétence aux droits économiques, sociaux et culturels.

Même en interne, une telle altération de cap a suscité quantité de débats contradictoires.

Depuis, des campagnes ont témoigné de ce nouveau cours : en 2004, à propos de la Corée du Nord, « La faim tue les droits » en 2009, « Exigeons la dignité ».

De nombreuses et solides critiques ont été émises. Qu’en est-il aujourd’hui ?

Yves Prigent est responsable du programme « Lutte contre la pauvreté » à Amnesty



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