Justice pénale internationale. Le Tribunal sur l’ex-Yougoslavie soulève-t-il des questions dérangeantes ?



22.01.2013
11 min

Juger la guerre, juger l’histoire
Juger la guerre, juger l’histoire Crédits : ed

Les deux tribunaux ad hoc (ex-Yougoslavie et Rwanda) avaient été créés par le Conseil de sécurité de l’ONU, pour une période précise.

En 1998, furent adoptés les fameux statuts de Rome, instituant la Cour pénale internationale, après le vote d’une résolution des Nations unies, bien que la cour (qui a ouvert ses portes en 2002, à La Haye) soit indépendante.

Elle se proposait de juger les crimes de guerre, les crimes contre l’humanité, le génocide et les actes d’agression (ces derniers n’ayant pas été définis), si l’État concerné ne le voulait pas ou ne le pouvait pas.

Or, un jugement de novembre dernier portant en appel sur des généraux croates a, une nouvelle fois, provoqué des critiques acerbes sur le caractère supposément universel de cette justice internationale.

Pourquoi et comment ?

Et quelles sont les critiques de fond que l’on peut adresser à cette Cour ?

Pierre Hazan est maître de conférence à Sciences-Po Paris, chargé de cours à l'Université de Genève, auteur de «Juger la guerre, juger l’histoire»



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