Syrie. La dimension humanitaire d’une guerre civile particulièrement cruelle



24.02.2012
12 min

Save Our Syria DAY
Save Our Syria DAY Crédits : Save Our Syria DAY

La guerre civile peut durer : c’est une alliance de minorités (alaouites, druzes, kurdes, chrétiens…), qui s’appuie sur une partie de la population et sur Damas, sur l’armée et sur les services de renseignement.

Le régime pilonne les poches de résistance et les villes rebelles, profite d’une opposition remarquablement divisée et, pour l’heure, d’un appui diplomatique russe et chinois.

D’où, les craintes légitimes pour la population civile, justifiées par les horreurs perpétrées par les forces de l’ordre.

À quoi il faut ajouter un hommage aux journalistes syriens et étrangers, qui paient un lourd tribut.

La situation humanitaire est tributaire –entre autres- du niveau de violences, des lignes de communication, de la répression avérée contre les journalistes (eux-mêmes abattus à vue), du rôle de la Turquie (qui a voulu créer en territoire syrien une zone tampon), de la marge de manoeuvre des personnels de santé (eux-mêmes tortionnaires ou victimes), de la latitude du CICR, des velléités de l’ONU.

Que dire de la situation actuelle ?

Philippe Ryfman est professeur et chercheur associé à la Sorbonne

Intervenants :

  • Philippe Ryfman : Professeur et chercheur associé au Département de Science Politique et au Centre Européen de Sociologie et Science Politique de la Sorbonne (CESSP-Sorbonne), Université Paris I, Panthéon-Sorbonne.


Ecouter le direct
Le direct