Ouverture du mondial : que met-on derrière nos équipes nationales ?



12.06.2014
2H 29 min

Ca ne vous aura pas échappé, ce soir à l’Estadio Nacional de Brasilia débutera la 20e édition de la Coupe du Monde de football, le Brésil affrontera la Croatie. La France, Cocorico, entrera elle dans la course dimanche soir face au Honduras.

On aurait pu croire à une inauguration formidable, pourtant le Brésil, patrie du foot par excellence, n’est pas complètement à la fête. Si le peuple du foot se plaint de son sport, faut-il conclure que le foot est en crise ?

La Fifa, instance suprême du foot mondial, traverse une mauvaise période entre les scandales concernant la perception de pots de vin pour l’organisation de la coupe du monde au Qatar en 2022 et les déclarations hasardeuses du patron de l’UEFA Michel Platini qui demandait au peuple brésilien de reporter ses manifestations à l’après Mondial. Pourtant, cette même Fifa ne connaît pas la crise. Alors qu’elle fera des recettes record pour ce Mondial, on parle de 5 milliards de dollars, les Brésiliens se désespèrent, eux, de voir leur Etat investir à perte dans cette fête du sport business. On comprendrait alors qu’ils transgressent leur devise « Ordre et progrès », pour descendre dans la rue et se prononcer contre un événement sportif qui ne leur rapportera pas grand-chose et qui n’améliorera pas leurs conditions de vie. Une fois la gigantesque fête terminée, ils craignent la gueule de bois sociale et économique, ce qui expliquerait les graffitis « Fifa go home » qui fleurissent un peu partout au sur les murs de Sao Paulo, Rio, Brasilia.

Comment expliquer qu’en 2014 on puisse dépenser des milliards pour un événement sportif ? Y’a-t-il quelque chose de pourri au royaume du Foot ? Faut-il rallier le camp d’El Pibe de Oro, Diego Maradona qui disait hier sur une radio brésilienne « La Fifa est une multinationale en train de bouffer le football » ?

A trop rassembler d’argent, le football peut-il encore rassembler le monde ? Si oui, comment ?

Vincent Duluc et Adrien Bosc
Vincent Duluc et Adrien Bosc Crédits : Corinne Amar - Radio France

Nous recevons Adrien Bosc, fondateur et directeur de la publication de la revue Feuilleton et Desports, et Vincent Duluc, journaliste à l'Equipe et auteur notamment de : Le cinquième Beatles (Stock 2014)

> Ce qui nous arrive sur la toile avec Xavier de la Porte : Le football et l'illusion des données > Ce qui nous arrive en musique avec Matthieu Conquet : Stones Throw Records, le film : histoire d’hommes [> Ce qui nous arrive avec Sabine Audrerie : Les mémoires de Céleste Albaret ](http://www.franceculture.fr/emission-ce-qui-nous-arrive-avec-ce-qui-nous-arrive-avec-2014-06-12)

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