04.10.2012
58 min

Par Adèle Van Reeth

Réalisation: Assia Khalid

Suite et fin aujourd’hui de notre série d’émissions consacrées à quatre tragédies de Racine. Britannicus, lundi, avec Michèle Rosellini, Andromaque, mardi, avec Alain Vialat, Bérénice, hier mercredi, en compagnie de Sylavine Guyot, et aujourd’hui, pour clore avec brio et beauté cette semaine racinienne, j’ai le plaisir d’accueillir Patrick Dandrey pour vous parler de Phèdre.

Phèdre fille de Minos et de Pasiphaé et la seconde épousede Thésée, qui a eu, d’un premier mariage un fils dénommée Hyppolite. Or Phèdre est maladivement amoureuse d’Hyppolite, d’une passion noire et d’autant plus destructrice qu’elle ne peut l’avouer sans s’exposer aux sanctions morales de l’inceste et du vice. Déchainement pathétique et emphatique, courroux impitoyable et suicidaire, Phèdre est d’abord et avant tout, une pièce sur le silence et l’invisible, le silence de celui qui sait, par vertu, baisser les armes du langages, et l’invisible de l’action qui viendra mettre fin à ses jours.

Phèdre, ou comment le théâtre donne d’autant plus à voir qu’il sait se taire pour mieux instruire.

Patrick Dandrey
Patrick Dandrey Crédits : MC - Radio France

Références musicales:

-Fanfares emphatiques, Phèdre de Georges Auric

-Phèdre, d'Hélène Delavault

Intervenants :

  • Patrick Dandrey : professeur de littérature française du XVII° siècle à l’Université Paris-Sorbonne.


Ecouter le direct
Le direct