Trois raisons d'espérer



17.11.2012
45 min

« Les raisons d’espérer », c’est le thème que s’est donné cette année le forum d’Avignon qui depuis 5 ans maintenant réfléchit à la culture et ses mutations. A grands renforts d’études, le forum d’Avignon fait le tour depuis jeudi des raisons qu’il y a de se réjouir de ces mutations. Raisons en matière d’économie notamment.

Nous nous faisons aujourd’hui l’écho de cette réflexion en vous faisant part de trois raisons d’espérer. De raisons qui ne sont pas économiques, encore qu’elles puissent le devenir, mais qui relèvent des pratiques culturelles, de leur vivacité, de leur inventivité, voire de leur diffusion. Il y en aurait beaucoup d’autres, des raisons d’espérer, mais nous en avons choisi trois. D'abord, le fait que les internautes écrivent. Et parfois, ils arrivent même que leur production sortent des réseaux et remportent des succès dans une industrie culturelle en difficulté : l’édition papier. Et notamment, le phénomène éditorial du moment50 shades of Grey (50 nuances de Grey), roman érotique vaguement SM d’une auteure américaine E. L. James, dont une quarantaine de millions d’exemplaires se sont vendus dans le monde entier (E-U et GB principalement), dont la traduction française est sortie il y a quelques semaines (et remporte aussi un bon succès populaire). Ensuite, le fait que les jeux vidéo ne rendent pas idiots. Bonne nouvelle sachant que les jeux vidéo sont le premier bien culturel vendu en France depuis des années maintenant. Enfin, la musique dans son interaction avec le numérique, à la fois comme moyen de diffusion et de production, grâce notamment au sampler (échantillonneur).

Sébastien François
Au téléphone depuis l’Autriche. Agrégé en sciences économiques et sociales, doctorant à Télécom Paris-Tech, en train de rédiger une thèse sur les fanfictions, celles d’Harry Potter en particulier. Auteur notamment d'un article intitulé "Fanf(r)ictions. Tensions identitaires et relationnelles chez les auteurs de récits de fan " dans le numéro 153 de la revue Réseaux "Passionnés, fans et amateurs" (et sur twitter).

Yann Leroux
Au téléphone depuis Bordeaux. Psychologue, psychanalyste, gamer et blogueur sur Psy&Geek. Auteur d’un livre qui vient de paraître [Les jeux vidéo ça rend pas idiot !](http://www.fypeditions.com/les-jeux-video-ca-rend-pas-idiot/) (éd. Fyp) (et sur twitter).

Philippe Le Guern
Au téléphone depuis Nantes. Enseigne les sciences de l’information et de la communication à l’Université de Nantes. Un de ses objets d’études est la musique, qu'il connaît très bien pour la pratiquer aussi. Auteur notamment de l'article "Irréversible ? Musique et technologies en régime numérique " dans le numéro 172 de la revue Réseaux "Musique et technologies numériques" qu'il a coordonné.

Lecture de la semaine

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logo InternetActu.net Crédits : Radio France

Jusqu'où iriez-vous dans l'amélioration de vous-même ?
La lecture de la semaine provident du NYTimes, sous la plume de David Ewing Duncan, journaliste scientifique et intitulée « Comment la science peut vous améliorer ». Si un implant cérébral était sûr et disponible, et vous permettait de manipuler votre iPad ou votre voiture par la seule force de votre pensée, en voudriez-vous ? Qu’en serait-il d’un outil intégré qui arroserait gentiment votre cerveau en électrons et augmenterait votre mémoire et votre attention ? Est-ce que vous en achèteriez un à vos enfants ? [...] Suite.

Le son Madeon - Pop Culture (live mashup)
En guise d’introduction à notre 3ème raison d’espérer, ce magnifique morceau d’un jeune musicien français où l’on reconnaît notamment les Daft Punk, Justice, mais aussi Lady Gaga ou Kylie Minogue. A l’été 2011, quand il poste cette vidéo sur YouTube (on voit juste des mains qui manipulent un sampler et fabriquent le morceau que vous entendez avec 39 autres morceaux déjà existants), personne ne connaît ce Madéon, garçon de 17 ans qui traficote de la musique dans sa chambre. Aujourd’hui, il est devenu DJ, tourne dans le monde entier.

Le bureau Sandwich hollandais
Pourquoi les grandes entreprises technologiques ne paient-elles pas d’impôts en France ? J’ai des cartons d’archives sur le sujet. Google, Amazon, Apple, etc. paient des impôts en France à vrai dire, mais extrêmement peu au vu des chiffres d’affaires qu’elles y réalisent. Si je prends par exemple le chiffre d’affaires d’Apple à l’international, environ 30 milliards d’euros en 2011... eh bien ce chiffre d’affaires a été taxé en moyenne dans le monde à hauteur de 2% par comparaison le taux d’imposition sur les sociétés est de 33% en France. [...] Suite.

Place de la Toile - #pdlt

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