Attente de dieu 
Ce livre nous apprend le vrai sens de l’illumination qui a fait passer
Simone Weil d’un agnosticisme anticlérical à une recherche religieuse
qui n’a plus cessé jusqu’à sa mort.
Il apporte aussi la réponse à des
questions qu’un public de plus en plus étendu, et de tous les pays, n’a
cessé de se poser en lisant les différentes publications posthumes qui
se sont succédées de façon désordonnée durant ces quinze dernières
années.
Le titre Attente de Dieu désigne bien l’attitude
spirituelle fondamentale de Simone Weil. A condition de l’entendre, non
dans un sens passif et définitif, mais comme l’ardente « vigilance du
serviteur tendu vers le retour du maître » et comme le stade provisoire
d’une recherche qui préfère au plaisir de la chasse l’écoute de la
vérité en une intime communion. L’expérience intérieure s’exprime donc
dans ces pages avec le double accent de l’intensité et de l’inachevé.
C’est un dialogue avec soi-même, avec les autres, avec Dieu, jusqu’aux
niveaux les plus profonds et les plus émouvants de l’existence, dans
lequel le lecteur se sent constamment interpellé et entraîné.
Née à
Paris le 3 février 1909, Simone Weil a été élevée dans un complet
agnosticisme. Elle éprouve un sens aigu de la misère humaine, qui
engendre en elle le plus vif sentiment de compassion envers les pauvres,
les travailleurs, les deshérités. Elle est anti-religieuse, militante
syndicaliste, éprise de la révolution prolétarienne, mais indépendante
de tout parti. Jeune agrégée de philosophie elle partage son salaire
avec des chômeurs. En 1934, elle abandonne sa chaire de professeur et se
fait ouvrière. En 1936, elle s’engage dans la guerre d’Espagne. En
1938, une illumination transforme sa vie: « Le Christ est descendu et
m’a prise. ». En 1941, réfugiée dans le midi, elle fait la connaissance
des Dominicains de Marseille et de Gustave Thibon; elle diffuse Témoignage chrétien.
En 1942, elle s’embarque pour New-York avec ses parents; elle n’a de
cesse de servir, à Lon-dres où elle arrive fin novembre 1942. Mais la
souffrance morale, intellectuelle, physique l’achemine rapidement à
l’hôpital, puis au sanatorium d’Ashford, où elle meurt le 24 août 1943.
De
toute son œuvre, ces pages spontanées et brûlantes sont des plus
propres à communiquer ce qu’elle appelait ses « intuitions
pré-chrétiennes » et à faire comprendre ses hésitations personnelles
devant le baptême sacramentel.
- Résumé de l'éditeur-
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19.10.2011 - Les Nouveaux chemins de la connaissance
La Solitude 3/4: Seul avec Dieu : la mystique 50 minutes

Adèle van Reeth reçoit Ghislain Waterlot à propos de la solitude dans le mysticisme. Réalisateur: François Caunac Lecture des textes: Christele Wurmser

