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De Köningsberg à Kaliningrad: un nouveau département d'outre-terre russe Syndiquer le contenu

A l'effondrement de l'hitlérisme, Kaliningrad a pris la place de la prussienne Kônigsberg, qui avait elle-même été isolée par un corridor en territoire étranger, jusqu'au partage de la Pologne en 1772 et de nouveau entre les deux Guerres mondiales. Cette évocation du passé appelle l'inquiétude : si, une fois encore, les peuples voisins laissent prévaloir leurs différends, les conditions ne seraient-elles pas mûres pour que l'histoire recommence ? De fait, pendant le demi-siècle de la guerre froide, l'URSS n'a guère développé que les capacités militaires de son port le plus occidental. Mais, au lendemain de l'effondrement soviétique, la Russie a semblé vouloir adopter une orientation nouvelle. Des facilités douanières et fiscales ont autorisé l'installation d'une zone économique franche, évoquant la prospérité de la Hanse aux XVe et XVIe siècles. Les progrès conjugués des néo-communistes et des nationalistes en Russie obscurcissent les perspectives. En voici deux indices récents : la plupart des avantages afférents aux zones franches ont été suspendus en mars 1995 ; le rapprochement entre la Russie et la Biélorussie s'accompagne depuis mars 1996 de nouvelles revendications concernant les liaisons avec " l'exclave " de Kaliningrad, à travers la Pologne et la Lituanie indépendants. Il appartient à l'Europe entière de rester vigilante à l'égard du nouveau Département d'Outre-Terre de la Russie sur les bords de la Baltique.
- 4e de couverture -

AuteurViviane du Castel
EditionL'Harmattan
Année1970

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