Essais sur l'imaginaire classique 
La littérature du XVIIe siècle a peu sollicité les critiques de l'imaginaire, si l'on excepte les tragédies de Racine et les Contes de Perrault et de Mme d'Aulnoy. L'imagination créatrice s'y est pourtant déployée aussi bien dans la poésie lyrique que dans les oeuvres soucieuses de vraisemblable ou dans la floraison du merveilleux. La plupart des vingt-cinq essais réunis dans le présent volume s'inspirent de la critique thématique, issue de Proust et de Bachelard, illustrée par un Jean-Pierre Richard ou un Michel Collot, et dont Gilbert Durand a proposé une théorie. Le recours à la psychanalyse s'y limite au «symbolisme», c'est-à-dire aux représentations universelles reconnues par Freud (rêves typiques, fantasmes originaires...). Ils procèdent par monographies d'écrivains (Pascal, La Rochefoucauld, Racine, Boileau, La Bruyère), voire d'oeuvres (Le Cid, Le Comte de Gabalis, La Princesse de Clèves, «La Belle au bois dormant», Les Aventures de Télémaque) ; par la considération de scénarios mythiques (Don Juan) ou légendaires (la Madeleine). Ils posent aussi des questions théoriques d'importance : «Qu'est-ce qu'un mythe littéraire ?», «Le merveilleux vraisemblable», «fonction de la mythologie», ou «Imaginaire et catégories esthétiques du Grand Siècle». Un appel est ainsi lancé à l'essor des enquêtes sur l'imagination créatrice à l'âge classique.
4e de couverture
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19.09.2010 - Une vie, une oeuvre | 10-11
Blaise Pascal (1623-1662) philosophe français 59 minutes

Par Christine Lecerf et Jean-Claude Loiseau Chateaubriand disait de lui qu’il était un génie effrayant. Né à Clermont, mort à Paris, à l’âge de 39 ans, il est surtout connu pour ses sombres méditations sur la misère de l’homme, son divertissement, sa stupeur devant l’infiniment petit et l’infiniment grand. Mais si Pascal a pu effectuer de telles percées dans la pensée de l’homme et ...

