Je ne voudrais rien qui mente, dans un livre 
Je ne voudrais rien qui mente, dans un livre.
La poésie, pour Jean-Paul Michel, est un vigoureux geste intérieur, bataillant au plus fort de l'inquiétude, cherchant et trouvant « l'or » d'une existence crue dans la turbulence même, « l'ordre et le désordre » de l'énergie créatrice [...]. La poésie, loin d'un affaissement en quelque impuissance assumée, des modes résiduels de la crainte et de la mélancolie, affirme de cette manière son audace, reconnaît sa puissance, [...] n'hésite pas devant la libre, l'honnête, la réjouissante « folie de nommer ». [...] « Manquer à la joie, écrit Michel, c'est manquer à l'être ».
[...] La célébration [...] de ce qui est [...] n'est pas tant un « calcul » rationalisant qu'une « brûlure » [...] : une passion, les flammes d'un désir, une intensité, une aveuglante, instinctive consomption d'être - laquelle, pensée au-delà de toute « signification », produit un profond sens émotionnel et ontologique. Aimer est, ainsi, le seul geste « nécessaire », donnant valeur, faisant face à tout le « mal » que nous pouvons sentir « mordre » en nous
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15.07.2010 - Du jour au lendemain│09-10
Jean-Paul MichelAlain Veinstein reçoit Jean-Paul Michel, auteur de "Je ne voudrais rien qui mente, dans un livre" (Flammarion)
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10.07.2010 - Ça rime à quoi│09-10
- Jean-Paul MichelJean-Paul Michel pour Je ne voudrais rien qui mente, dans un livre suivi de Défends-toi, Beauté violente ! aux éditions Flammarion. Entretien avec a « thinking poet à la française » selon John Taylor du Times. « Nous avons voué notre vie à des signes Eux seuls pourront, maintenant, nous sauver. »

