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Juste une fin du monde Syndiquer le contenu

L'homme, qui me suivait le long de l'océan, était déjà à l'entrée du village. Un Togolais un peu plus âgé que moi. Un homme trapu. Il avait des scarifications sur le visage.

Il m'a dit qu'il était originaire de ce village, de ce clan, qu'il voulait me guider. Je n'ai rien répondu. J'ai descendu le chemin qui va au centre du village. J'ai aperçu la lagune, l'épaisseur des arbres autour de cette lagune.

Il m'a suivie. Ensuite je lui ai parlé, je ne voulais pas en avoir peur, je ne voulais pas non plus le repousser parce que sa voix sirupeuse me répugnait. Je voulais rentrer à Lomé par le dernier taxi lui ai-je dit. Il m'a approuvé.

Il m'a donné l'horaire précis des derniers taxis de brousse. Il n'y a eu aucun taxi, aucun bus, à l'heure dite, à l'entrée du village.

- Quatrième de couverture -

  • Entretien

    29.10.2010 - For intérieur | 10-11
    Jacqueline Merville 60 minutes Écouter l'émissionAjouter à ma liste de lectureRecevoir l'émission sur mon mobile

    Jacqueline Merville est née à Villefranche-sur-Saône. Ecrivain et peintre, elle a publié son premier livre, Il était souvent en 1984 aux éditions Poésie Rencontres. Depuis, elle a publié cinq récits aux éditions Des femmes-Antoinette Fouque, des recueils de poésie, notamment à La Main courante, et dirige depuis 2002 une collection de livres d’artistes, « Le Vent Refuse ». Depuis 1992, ...

AuteurJacqueline Merville
EditionEscampette, Chauvigny (Vienne)
Année2008

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