L'empire du moindre mal : essai sur la civilisation libérale 
L'ambition du libéralisme est d'instituer la moins
mauvaise société possible, celle qui doit protéger l'humanité de sa
folie idéologique. Pour ses partisans, c'est la volonté d'instituer le
règne du Bien qui est à l'origine de tous les maux accablant le genre
humain. C'est en ce sens que le libéralisme doit être compris, et se
comprend lui-même, comme la politique du moindre mal. Il fait donc
preuve d'un pessimisme profond quant à l'aptitude des hommes à édifier
un monde décent. Cette critique de la " tyrannie du Bien " a un prix.
N'exigeant rien de ses membres, cette société fonctionne d'autant mieux
quand chaque individu se consacre à ses désirs particuliers sans céder à
la tentation morale. Comment expliquer alors que cette doctrine, à
mesure que son ombre s'étend sur la terre, reprenne, un à un, tous les
traits de son plus vieil ennemi, le meilleur des mondes, jusqu'à se
donner, à son tour, pour objectif final la création d'un homme nouveau ?
Ce livre décrit ce processus, et son aboutissement, tant dans sa
version économiste, centrée sur le Marché et traditionnellement
privilégiée par la " Droite ", que dans sa version culturelle, centrée
sur le Droit, et dont la défense est désormais la seule raison d'être de
la " Gauche ". Il saisit admirablement la logique libérale dans le
déploiement de son unité originelle tout en élaborant les fondements
d'une société décente coïncidant avec la défense de l'humanité
elle-même. D'une densité et d'une ambition exceptionnelles, il redonne
toute sa place à la figure de l'homme révolté à un moment où beaucoup la
souhaiteraient voir disparaître.
-Présentation de l'éditeur-
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18.04.2009 - Répliques | 08-09
George Orwell et le concept de décence ordinaireAvec Bruce Bégout et Jacques Dewitte.
| Auteur | Jean-Claude Michéa |
| Edition | Flammarion |
| Année | 2007 |

