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L'éthique aujourd'hui : maximalistes et minimalistes Syndiquer le contenu

Imaginez un monde dans lequel vous pourriez être jugé «immoral» pour vos actions non seulement à l'égard des autres, mais aussi de vous-même. Qui aimerait vivre dans un tel monde, où rien de ce qu'on est, pense ou ressent, où aucune de nos activités, fût-elle la plus solitaire, n'échapperait au jugement moral ?
C'est pourtant ce que propose aujourd'hui l'éthique, largement ralliée aux thèses maximalistes d'un Aristote, qui nous recommande tout un art de vivre et pas seulement un code de bonne conduite en société, et de Kant, pour qui nous avons des devoirs moraux à l'égard d'autrui comme de nous-même.
C'est oublier les éthiques alternatives, minimalistes, pour lesquelles le monde moral, moins envahissant, se limite au souci d'éviter de nuire délibérément à autrui.
Toute l'histoire de l'éthique aujourd'hui est l'histoire de l'opposition entre maximalistes et minimalistes.
-4e de couverture- (date de publication : 15 février 2007)

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    Consentir, est-ce approuver ? ou se résigner ?

    Nous poursuivons aujourd'hui, une fois n'est pas coutume, une discussion qui s'était déroulé au printemps dernier autour de cette même table (il y a maintenant plus d'un an) sur l'épineuse question du consentement. Elle était partie, cette discussion, d'un essai que Geneviève Fraisse avait consacré à cette notion pour tenter de lui rendre son opacité. Car le consentement, disait-elle, qui ...

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