Le don de Vorace 
Le don de Vorace, ouvertement invraisemblable, est une parodie
du début à la fin. Il est construit sur la structure d’un monologue. Son
protagoniste, Bernardo Vorace, constate, après plusieurs vaines
tentatives de suicide, qu’il est immortel. Il fait cette découverte dès
la première page du roman, après s’être réveillé avec une balle dans la
tempe. Le reste du récit est la dérive criminelle d’un homme dépouillé
de principes moraux par l’impossibilité de mourir.
Avec le scepticisme propre aux adultes désabusés, il aime se moquer de
la solennité qu’apprécient tant les adeptes du genre poétique. On trouve
souvent parmi ses vers les étincelles du génie qui, tant d’années
après, stupéfient encore le lecteur.
Nous savons par le père de l’auteur, qui a contribué à la rédaction du
livre en le dactylographiant, que nombre de ses chapitres furent récités
d’un jet par Casanova, pressé de le soumettre dans les délais à un
concours littéraire, un des nombreux qu’il a gagné. Un livre de ce genre
ne se planifie pas. On l’écrit dans un état de transe, on l’improvise
dans l’énergie d’une invention agile, ou simplement le livre vient.
Traduit de l'espagnol par Marianne Millon.
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19.06.2010 - Jeux d'épreuves│09-10
Emission du samedi 19 juin 2010Normal 0 21 MicrosoftInternetExplorer4 Le don de Vorace, de Felix Francisco Casanova (Les Allusifs) Nocturnes, de Kazuo Ishiguro (Les Deux Terres) Le Nazi et le Barbier, d'Edgar Hilsenrath (Attila) Les Veuves d'Eastwick, de John Updike (Seuil). Avec Xavier Houssin, Minh Tran Huy, William Irigoyen, Alexis Liebaert.

