24h du livre 2012
Le vendredi 31 août, l'antenne de France Culture se consacre toute la journée au monde du livre (voir le programme).
Si le marché du livre numérique reste marginal par rapport aux ventes globales de livres en France, il se développe progressivement avec les sorties régulières de nouveaux modèles de liseuses. Retrouvez ici des portraits de lecteurs de livres numériques (et si vous ne voyez pas l'animation, tous les reportages sont disponibles là).
En parallèle, l'émission Pixel vous propose un reportage multimédia sur un état des lieux du livre numérique.
Vous pouvez également découvrir la sélection de la rentrée littéraire proposée par France Culture et Le Nouvel Observateur.
Crédits reportages et réalisation : Isabelle Lassalle.



17 commentaires
Petit commentaire sur Amazon, paré de toutes les vertus...
Nous sommes un petit éditeur de livres techniques... un de nos buts est que le savoir de certaines compétences ne disparaisse pas...
Nous nous sommes donc référencés sur Amazon en tant que fournisseur... quelle erreur !!!
- Nos livraisons depuis juillet 2011 n'ont toujours pas été réglées (et comme nous parlons à des répondeurs et autres nepasrepondre@amazon.com le règlement n'est pas pour demain). Bravo Amazon pour cette bonne gestion de la trésorerie.
- Les remises imposées par Amazon sont de 55% (un livre à 10 € pour vous est acheté 4.5 € par Amazon). Ce qui ne laisse rien à l'éditeur ni à l'auteur une fois l'impression, le transport et la TVA réglés. Bravo Amazon pour cette bonne gestion des marges.
- La remise normale est de 35 à 40%. Amazon en profite donc pour "massacrer" les libraires traditionnels. Bravo Amazon pour cette bonne gestion de la concurrence.
J'ai un peu peur qu'Amazon maître du numérique soit aussi Amazon maitre de l'économique...
l'essentiel n'est-il pas que les textes soient lus ?
C'est dans la nature humaine d'avancer vers le progrès. Les anciennes générations seront tjs plus réticentes, les nouvelles générations prendront l'e-book à bras le corps.
Il ne s'agit que d'un changement de support comme l'a été la photo numérique pour l'argentique. La photo n'a pas disparu, le texte ne va pas disparaître.
Par contre il va s'enrichir de son, de vidéos, de photos, de cartes, de dictionnaires ... de liens interactifs. Quand je lis un roman je passe mon temps sur internet pour chercher, soit la formation professionnelle de l'auteur, sa biographie, ses influences, soit le lieu de l'action, l'histoire de ce lieu, le parcours géographique des personnages, soit l'époque historique où se déroule le roman, les mentalités de cette époque, soit les musiques qu'écoute le personnage, soit le fait réel auquel se rapporte la fiction...bref une infinité d'informations relatives au roman. Quels gains de culture, de temps, d'espace, de liberté ce sera le livre numérique quand il aura atteint son plein développement !
En revanche, quel changement de métier ce sera l'édition !!!
Quant aux libraires, ils peuvent redevenir de vrais conseillers en choix de textes et non plus des commerçants.
Je signale que je suis une femme bibliothécaire de plus de 50 ans donc pas dans la catégorie de ceux favorables à l'e-book.
L'e-book est inévitable comme le cd, le dvd ... et à terme il remplacera plus vite qu'on ne le pense le support papier.
Cordialement vôtre.
Un livre reste un livre quel que soit le support. tout ça est une pseudo polémique.. !
Pas intérêt à faire tomber votre liseuse par terre : 200 euros perdus!
Ceci dit, plus besoin d'exhiber des kilomètres de rayonnages de livres dans votre salon pour faire croire à vos relations que vous êtes cultivé(e), la liseuse est sensée contenir des dizaines de titres, même si vous n' avez encore rien lu...
Je rentre du travail et je viens d'écouter MrJacomino sur le livre numérique et les librairies.
Le numérique c'est bien surtout les caractères assez gros mais le papier c'est encore trop bien
quand aux librairies j'en fréquente une et j'y suis à l'aise et bien conseillée donc.
si c'était mieux il y a 15 ans je suis en retard mais pas grave.
Merci à tous
Joëlle
Bonjour à tous
Une chose m'interroge. Qui sont ces lecteurs qui ont le temps de lire autant de livres que peut en contenir une liseuse ? Et quelle est leur motivation ? Collectionner des pixels… Un besoin compulsif de posséder… ou plus prosaïquement la croyance naïve que l'outil démultipliera leur pouvoir de lecture ?
PS – Ma critique concerne les lecteurs de romans car je ne doute pas que pour d'autres secteurs de l'imprimé, la liseuse puisse rendre service.
LE TEXTE ! Le texte ! le texte !
bonjour,
J'ai réussi à entendre une partie de votre émission depuis l'île de la Réunion et je tiens à réagir.
Je suis un lecteur de bon niveau, amoureux des livres et des textes que j'y découvre. Avoir un livre entre les mains, sentir l'odeur du papier et de l'encre, avoir le plaisir de regarder ma bibliothèque avec ces volume de tout format, enfin se sentir entouré d'un monde bien réel, celui de la découverte, du tangible, du palpable, de le communication, je dirai même de la communion, est un vrai sujet de contentement.
Maintenant, je voudrais que l'on m'explique qu'elle est le plaisir de tenir une espèce de cadre en plastic sans odeur sauf celle des solvants, des peintures et des colles qui le tiennent assemblé. Quel plaisir avons nous de regarder défiler sur un écran encore des signes qui semblent ressembler à des lettres et qui ne sont que du virtuel.
Il y a aussi quelque chose qui me contrarie fort, c'est l'aspect commercial de la chose, je pousserai jusqu’à dire mercantile. Ce virtuel qui nous envahit tous les jours de plus en plus, téléphone portable, tablettes diverses, GPS, et autre écran plat, n'est en fait soutenu que par des opérations dont la finalité n'est que mercantile. Pour ma part, je suis comme tout un chacun possesseur d'un téléphone portable et d'un ordinateur (du quel je vous écris) mais je tiens à résister le plus fermement à cette tendance en n'en contrôlant que le strict nécessaire.
Mon amour des livres est trop fort pour que je cède au virtuel et passer un temps précieux dans une librairie est quelque chose d'exquis qui est impossible de connaître sur ce virtuel inique.
Très cordialement vôtre.
Pascal ROIG
Débat et émission encore une fois à côté du problème. Le numérique va-t-il tuer le papier, bla-bla-bla..., les gentils libraires vont-ils se faire manger par le méchant Amazon, bla-bla-bla...C'est du débat de chiffonniers: numérique et papier vont se partager un marché qui compte de moins en moins de clients, et paradoxalement de pas en plus d'offres. Il va falloir vous mettre dans la tête que les gens lisent de moins en moins, et qu'ils liront de moins en moins. Les jeunes générations sont totalement rétives aux livres, qu'ils soient sur support papier ou numérique. Puisqu'il y avait des libraires sur le plateau, ils doivent avoir une idée précise de la tranche d'âge qui fréquente leurs établissements. Quant aux éditeurs et notamment à Gallimard, dont un représentant était invité, ils cumulent incompétence économique (voir plus haut) et absence totale de flair. Comment peut-on accorder quelque crédit à une maison qui continue à publier Djian (lequel n'était lisible qu'à l'époque où il se contentait de servir de succédané français à Fante), et qui lance maintenant le consternant Bellanger, dont La Théorie de l'information, feuilletée récemment dans un moment de désoeuvrement, est un pavé incolore, inodore, sans saveur, et surtout totalement vain. De quel entregent dispose ce cacographe pour être ainsi publié, alors que ceux qui ont quelque chose à dire, dont moi, bien sûr, sont constamment écartés?
Dernière chose; les libraires vantaient, pour défendre leur profession, la "lisibilité" de leur fonds (exprimé en mètres carrés-toujours cette mainmise du chiffre): multiplier les rayonnages fait fuir le client potentiel, pris de vertige devant un univers qui lui paraît hostile. Ce qui sauve pour l'instant les gens d'Amazon, pour ne pas le citer, c'est la liberté des commentaires qu'ils permettent à leurs clients (et à leurs non-clients) de publier sur le site (procédé misérablement copié par les libraires par le biais de petits cartons manuscrits). Les gens sont fatigués des prescripteurs officiels et stipendiés et préfèrent avoir l'avis d'un anonyme, souvent bien plus intéressant (à condition de faire le tri, évidemment, mais les bons chroniqueurs sont connus)que les critiques de la presse.
Bravo à Philippe Meyer pour sa chronique.
Savez-vous qu'à l'invention du téléphone, on a craint pour la langue ? A cause du prix élevé de la communication, on ne dirait plus que de courtes phrases (appauvrissement de la langue), on supprimerait les usages de politesse (dégradation des relations humaines), on deviendrait sourd, etc....
Davantage que d'en supprimer, les inventions en favorisent d'autres. Les liseuses et autres techniques ne s'imposent pas à l'humanité pour le reste de ses jours. Un peu d'optimisme que diable.
Apparemment certains sont très réticents sur le livre numérique et pourtant il prends le pas sur le livre papier, aux états unis leurs ventes sont supérieures aux livres papier.
La liseuses, a écran non rétro-éclairé, utilisait la technologie des écrans e-links ne fatiguent pas la vue.
La notion du "toucher du papier" comme disent certains disparaît, mais bon soyons sérieux, le papier d'un livre de poche imprimé dans un pays asiatique avec des coûts au rabais...
Parce que c'est ce type de livre que le numérique est censé remplacer (à mon avis). Le livre d'art, ne peut être que papier, tout comme les bandes dessinées dont les planches ne peuvent être découpées ou doivent être vues dans leur intégralités
Quand aux librairies indépendantes, soyons sérieux, combien en reste t'ils ??? Je n'ai pas l'impression qu'ils aient attendus le livre numérique pour disparaître. J'habite dans une ville de 30.000 habitants, et il n'y a plus qu'un libraire indépendant, le reste ce sont des espaces culturels de grandes surfaces dans les quels les livres côtoient les conserves et se vendent de la même manière.
Comme les disquaires, les libraires courent à leur pertes de part leur comportement, allez y chercher un livre de poche qu'il lui faut commander... vous aurez l'impression de le déranger, et avec un peu de chance votre livre mettra moins de 15 jours pour arriver ! Pas de notions de conseils pour les petits porte monnaies... ces messieurs vendent de la culture, pas du poche a 8 euros. dans beaucoup de boutique, je gagne mon temps a aller commander mon livre sur internet!
Les libraires indépendantes peuvent très bien vivre quand les notions d'accueil de qualité et de conseils seront de retour.
Les librairies généralistes n'ont plus leur places, ces derniers devront se spécialisés dans des genres de littératures précis, on ira chez eux pour recevoir conseils et tout ce qu'on n'y trouve pas sur le net: animations, rencontres avec les auteurs, conseils. Bref leur boulot consistera autant à vendre des livres qu'a nous attirer chez eux, même si c'est pour nous vendre du livre numérique.
Je suis vraiment déçue par votre approche de la question du livre numérique, les questions des journalistes ou les contre-arguments qui pourraient être évoqués mais qui ne le sont pas, font l'apologie d'un appareil électronique qui ne fait ni plus ni moins que tuer le métier des libraires qui à terme fermeront tous boutique!! Les prévisions du CNL sont alarmantes , 1 librairie indépendante sur 5 fermera d'ici cinq ans. Sans rentrer dans les détails de mon désamour pour cet objet, je voudrai que chacun se rende compte de l'impact de son affluence dans notre pays, pour nos enfants en premier lieu qui ne connaîtront peut-être jamais plus le plaisir d'échanger avec des parfaits inconnus leurs ressentis à la lecture d'un livre, dans une librairie,lieu d'échange et de partage.Le poids dans la valise est un argument de taille... il est vrai...La rapidité de l'acquisition également... mais à choisir entre porter un kilo de fringues et un kilo de livres , la question ne se pose pas... et le désir, l'attente, l'impatience et le comblement de ses moments d'insatisfaction par des rêveries, des réflexions et de l'oisiveté... Non il nous faut tout et tout de suite, dans notre société à l'espace-temps réduit à son minimum! Voilà bon vent à vous très chers lecteurs de pixels, je préfère devenir un dinosaure!!
Pas tout à fait d'accord avec ce raisonnement. Bien que moi même ayant recours au numérique pour publier mes ouvrages, je constate par certains témoignages que la lecture d'ouvrages sur écran provoque des troubles de la vue, à long terme ; c'est un point à prendre en compte, quand on sait que le monde de la presse y recours pour son travail.
Le papier reste par essence le support de référence pour aborder un livre ; la question de l'économie des arbres est à retenir ; mais ce n'est pas dans le domaine de la publication littéraire que le papier porte atteinte à l'équilibre écologique : publicité et autres prospectus en sont les conséquences, entre autres d'un consumérisme liberticide... Doit-on pour cela renoncer à ce progrès technologique formidable qui permet de réaliser presque tout l'imaginaire de l'être ?! Non ! évidemment ; il faut que les deux soient conjointement disponibles pour satisfaire les goûts de chacun, préservant ainsi la liberté individuelle;
bien à Vous.
jean Canal
Je suis une femme de plus de 50 ans et de CSP+, donc pas vraiment "profil type du lecteur de livres numériques" mais je confirme que ma liseuse acquise en début d'année est un outil fabuleux. Partir en voyage avec tout Proust, toutes les nouvelles de Pirandello, la Divine Comédie, le dernier roman de David Lodge etc... permet un choix de lectures impossible sur papier (à moins d'avoir une malle et un porteur dédiés uniquement aux livres !!).
Y a-t-il des gens qui liraient moins ou ne liraient pas s'ils ne disposaient pas de livres numériques? Combien de livres possède en moyenne un lecteur régulier de numérique? Cela va-t-il évoluer dans le temps? Votre (?) enquête apporte-t-elle des éléments sur ces points?
Quels genres sont privilégiés par l'édition numérique? Trouve-t-on vraiment de tout en numérique: des manuels d'architecture, du théâtre, la Bible, le Coran, etc., des livres de cuisine, des essais, des catalogues d'exposition, des livres pour les enfants...?
Faut-il sacrifier les illustrations? Etc., etc.
-------- Notre réponse --------
Bonjour,
Deux infographies sont disponibles dans les bonus des portraits de Christian Jacomino et de Tilly Bayard-Richard.
Vous trouverez aussi de nombreuses informations sur le Baromètre des usages du livre numérique, réalisé en mars 2012 par OpinionWay (document pdf).
Bonjour,
est-ce que l'équipe de France Culture compte participer à VendrediLecture ? Pour nous cela fait longtemps que chaque vendredi, on a 24h consacrées au livre (et même plus avec les différents fuseaux horaires)... nous vous attendons ! Sur Facebook et sur Twitter des centaines de personnes partagent leur lecture le vendredi.
Toutes les infos sur nous :
http://www.vendredilecture.com/
et surtout :
http://www.vendredilecture.com/faq/
Mais vous pouvez nous envoyer un courriel (vendredilecture@gmail.com), nous nous ferons un plaisir de répondre à toutes vos questions. À vendredi,
nathalie.