Fabrice Ravel-Chapuis 
Pianiste et compositeur, Fabrice Ravel-Chapuis s’est fait connaître dans les années 90 au sein du duo Artango qu’il formait avec Jacques Trupin. Leurs cinq albums obtiennent un succès à la fois public et critique (Sélection FIP, Diapason d’Or, fff Télérama), l’occasion pour l’artiste d’y développer un réel talent d’écriture pour les cordes et l’orchestre. Talent recherché d’ailleurs, puisque depuis une dizaine d’années Fabrice Ravel-Chapuis collabore avec le monde de la chanson en arrangeant ou réalisant des albums pour Bénabar, Adamo, Régine (duos), François Morel, ou plus récemment l’album d’hommage des artistes Polydor à Maxime Leforestier. Il passe même de l’autre côté du micro en écrivant et composant avec Elisa Point le duo Désolé et son album « Perdus Corps et Biens » (salué là aussi par une Sélection FIP et un fff Télérama). Apprécié certes pour ses capacités d’arrangeur, Fabrice Ravel-Chapuis est néanmoins et avant tout un véritable compositeur, capable à l’instar peut-être d’un Jean-Philippe Goude, de tisser des liens entre l’intérêt exploratoire de la musique contemporaine et l’accessibilité de la musique populaire. Influencé par le courant minimaliste américain, il concède une admiration bien entendu pour Philip Glass, mais aussi pour Michael Nyman, Moodog, Wim Mertens, Kurt Weill, Gavin Bryars, Ryuichi Sakamoto ou sans doute derrière tous ceux-là, Ravel (aucune parenté) et Debussy… Sans oublier Erik Satie, dont le concept de musique d’ameublement fut à l’origine d’un épisode clé dans la carrière de Ravel-Chapuis : son départ au Japon.
Lauréat de la villa Kujoyama à Kyoto en 2004 (sorte de Villa Medicis japonaise), Fabrice Ravel-Chapuis y compose l’opéra parlé « Canal Tamagawa » en compagnie de l’auteur Philippe Adam. Collaboration qui se poursuivra en 2009 avec « Il Manque Une Pièce », qui prendra vie sur un livre disque et sur scène par la voix de Jean Guidoni. Les œuvres qui composent le présent album « En Danger » sont d’ailleurs en grande partie ceux de ce second opéra parlé, d’une noirceur profonde et magnifique, et métaphysique comme son nom l’indique.
Le qualificatif sied d’ailleurs bien à la musique de Ravel-Chapuis, qui emprunte volontiers et sciemment à la musique sacrée par sa forme et les effets recherchés, sans pour autant viser au sacré. Reste pourtant cette recherche de sens… Si le propos de « En Danger » confine à une certaine noirceur que le pouvoir évocateur de compositions comme « Ceux Qui Partent » ou « La Peur de L’Ombre » vient confirmer, il est important de souligner que ce premier album est aussi la première partie d’un diptyque dont le second volet à paraître début 2012 sera certainement plus lumineux. Impressionniste par goût, minimaliste par culture et sans excès dogmatique, tonale ou modale parce que l’intention prime sur les chapelles, inscrite dans son époque, la musique de Fabrice Ravel-Chapuis marque par sa capacité d’évocation immédiate comme par la richesse que fait découvrir chaque réécoute de « En Danger ».
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09.01.2012 - Le RenDez-Vous
Emission du lundi 9 janvier Jean GUIDONI, Fabrice RAVEL-CHAPUIS et Marie-Dominique LELIEVRE 58 minutes

Au programme du RenDez-Vous ce soir :
2 plateaux pour 3 invités liés par une certaine idée du parlé19h10=> PLATEAU SESSION, avec Jean GUIDONI et Fabrice RAVEL-CHAPUIS, réunis pour « Il manque une pièce » un opéra parlé qui travaille la forme répétitive des textes de Philippe ADAM.
19h30 => LE QUESTIONNAIRE DU LUNDI de Manou FARINE pour son ...
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08.09.2011 - La Vignette
LA VIGNETTE : Fabrice Ravel-Chapuis, compositeur 3 minutes

Fabrice Ravel-Chapuis, compositeur. Album CD « En danger » sous le label Believe.
| Profession(s) | Compositeur, pianiste |
Ses œuvres
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Livre
" Il manque une pièce ( livre-cd) « Je ne suis pas né J'ai dû débarquer quelque part Sans y être vraiment Je dis que tout sonnait faux Je dis que rien n'était là Je ne suis pas né » Une fois encore, le compositeur Fabrice Ravel Chapuis rejoint Philippe Adam pour livrer un de ces « opéras parlés » dont, depuis Canal Tamagawa, ils ont la formule. Lu par Jean Guidoni, Il manque une pièce ...

