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Archéologie du commandement et de la volonté

Archéologie du commandement et de la volonté

Auteur d’une œuvre déjà considérable, Giorgio Agamben a entrepris une vaste enquête sur la généalogie du pouvoir contemporain et de son ambition d’intervenir directement sur la vie nue des individus, les séparant par là-même des formes de vie dans lesquelles leur existence a vocation à trouver sens et horizon...

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Auteur d’une œuvre déjà considérable, Giorgio Agamben a entrepris une vaste enquête sur la généalogie du pouvoir contemporain et de son ambition d’intervenir directement sur la vie nue des individus, les séparant par là-même des formes de vie dans lesquelles leur existence a vocation à trouver sens et horizon  ; dans le sillage des réflexions initiées par Michel Foucault sur la «  biopolitique  », mais déplaçant la recherche des sources de celles-ci vers un examen du corpus juridique et théologique, à l’échelle de l’histoire de l’Occident, il interroge à nouveaux frais les origines de la souveraineté et de ses corrélats (son ambition d’un gouvernement économique des hommes et des choses, qui trouve son contrepoint dans la nécessité d’un appareil cérémonial et liturgique en lequel sa gloire trouve à se retremper). Ses investigations se tournent aujourd’hui vers l’archéologie du commandement, confirmant ainsi que l’émergence de la question «  pourquoi obéir  ?  » marque, dans le sillage d’Hannah Arendt, une inflexion décisive dans la philosophie politique de notre temps.


Avec Giorgio Agamben, professeur d’esthétique à l’Université IUAV de Venise, a récemment publié, aux Éditions du Seuil Le Règne et la gloire (Homo sacer II, 2, 2008) et Mathieu Potte-Bonneville, président de l'assemblée collégiale du Collège international de philosophie et membre du comité de rédaction de la revue « Vacarme ».

 

Enregistré le 5 avril 2011.

 

Thèmes : Politique| Archéologie du commandement et de la volonté| Idées| Philosophie

Mots-clés : Collège international de philosophie| Mathieu Potte-Bonneville| Giorgio Agamben