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L’art social en France, de la Révolution à la Grande Guerre

L’art social en France, de la Révolution à la Grande Guerre

L’examen de l’émergence historique de l’idée d’art social, de son évolution et de son impact sur les artistes permet de revenir sur l’un des idéaux fondateurs de la France postrévolutionnaire. Cet idéal s’inscrit dans les débats sur l’utilité sociale de l’art qui font suite au déclin de la monarchie et de l’Église...

Affiche© INSTITUT NATIONAL D’HISTOIRE DE L’ART

L’examen de l’émergence historique de l’idée d’art social, de son évolution et de son impact sur les artistes permet de revenir sur l’un des idéaux fondateurs de la France postrévolutionnaire. Cet idéal s’inscrit dans les débats sur l’utilité sociale de l’art qui font suite au déclin de la monarchie et de l’Église, et se diffuse dans des textes de différentes natures : doctrines politiques, manifestes littéraires, critiques d’art, rapports d’exposition et traités philosophiques. Prenant sa source dans la diversité des systèmes élaborés par le saint-simonisme, le fouriérisme et le socialisme chrétien, il résonne, dans le contexte républicain, de la génération de Jules Ferry jusqu’au solidarisme. De manière générale, cette approche pose la question de la fonction sociale de l’art dans une société industrielle et marchande, alors que les artistes se sont efforcés de gagner leur autonomie en affirmant leur originalité et la force expressive de leur individualité. Elle a ainsi généré de nombreux débats dans les champs artistique, littéraire et philosophique, en lien avec les idéologies de la période et les discours élaborés en Grande-Bretagne, en Belgique ou en Russie. Des saint-simoniens à Georges Sorel, la pensée politique s’en est également emparée. Des discours à la pratique, l’écart a pu être important. Néanmoins, l’idée d’art social a pesé d’un poids déterminant dans l’abolition des hiérarchies, l’extension du concept d’art et le développement des arts du spectacle, du décor (privé ou public) et du rationalisme industriel. Sans prétendre épuiser la question, les interventions proposées permettront de replacer l’idée d’art social dans la longue durée et d’en découvrir les acteurs.

 

L’ÉPREUVE DE LA PRATIQUE : EXEMPLES FRANÇAIS


- La place de l’art et des artistes dans les rues-galeries : de Charles Fourier aux fouriéristes, un passage vers quelle société ?

Avec Florent Perrier, Université de Paris I –Sorbonne, IMEC

 

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- Art dans la rue, art de la rue

Avec Thierry Paquot, Institut d’urbanisme de Paris, Université Paris XII-Val-de-Marne

 

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- Le Musée du soir de Gustave Geffroy, entre éducation artistique et émancipation sociale

Avec Bertrand Tillier, Université de Bourgogne, Dijon

 

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- Jean Lahor : de l’art pour le peuple à l’art populaire

Avec Stéphanie Pallini-Strohm, historienne de l’art indépendante

 

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- Camille Mauclair ou les apories de l’art social

Avec Pierre Vaisse, Faculté des Lettres de Genève.

 

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Enregistré les 16 et 17 juin 2011.

 

Thèmes : Conquêtes| Arts et lettres| L’art social en France, de la Révolution à la Grande Guerre | Arts graphiques

Mots-clés : INHA| L’art social en France| de la Révolution à la Grande Guerre