Colloque Michel Ragon / Affiche ©Ozan Tokmakoglu
Né en 1924, Michel Ragon se consacre à
l’activité littéraire et à la critique d’art à partir en 1948. Après son
engagement en faveur de l’Abstraction lyrique, il s’intéresse dès 1956 à
l’architecture et, parallèlement à son intense activité de critique, fonde en
1965 le GIAP (Groupe International d’Architecture Prospective). Un récent
partenariat avec les Archives de la critique d’art a permis d’inventorier et de
numériser 264 lettres inédites relatives à l’activité de Michel Ragon. Ces
lettres apportent une lumière nouvelle sur sa double pratique de critique d’art
et d’architecture. Ce colloque s’attachera à explorer la figure du critique, en
tant qu’acteur de la scène artistique et « producteur » d’archives livrant à la
recherche de précieuses informations sur l’histoire de l’art du second XXe
siècle. Il s’agira d’interroger les spécificités
de son écriture critique dans ses rapports à l’écriture de l’histoire, à la
narration et à la littérature anarchiste, genres auxquels le critique s’est
confronté successivement. Les choix défendus par Michel Ragon seront analysés à
travers l’étude des différentes facettes qui composent son activité de critique
d’art et d’architecture. Tour à tour promoteur de l’École de Paris, de l’Art
Brut et du Nouveau Réalisme, Michel Ragon se distingue, en contrepoint de sa
défense de l’art français, par la pratique d’une critique d’art « hors les murs
», qui le conduit à écrire sur COBRA, sur la « Nouvelle Figuration » européenne
et sur la peinture et l’architecture américaines.
La critique du fonctionnalisme :
architectures visionnaires et prospectives
- Futur tendance
Avec Dominique Rouillard
- Ragon et les « anarchitectures »
Roberta Trapani
- L’urbanisme contre la ville : Michel
Ragon et la critique de la ville des années 60 et 70
Avec Hélène Jannière
- Du GEAM au GIAP : Michel Ragon et la
culture de l’architecture visionnaire en France
Avec Cornelia Escher
- Vers l’architecture prospective
Avec Roula Matar Perret
- Débat conclusif
Avec Hélène Jannière, Jacques Leenhardt et
Jean-Marc Poinsot.
Enregistré les 3, 4 et 5 juin 2010.