L’intégration du CEHD au sein de l’Institut de recherche stratégique de l’Ecole militaire (IRSEM), annoncée à plusieurs reprises dans ces pages, se concrétisera le 31 décembre 2009. Mais d’ores et déjà, le CEHD a déménagé de Vincennes à l’Ecole militaire. Que cela signifie-t-il pour la recherche dans le domaine de l’histoire militaire ? Pour l’essentiel, les activités passées et qui ont fait le succès du Centre se poursuivent et même seront, dans un premier temps, identifiables, comme celles des autres centres composant l’IRSEM. Seront naturellement préservées les activités qui ressortissent le plus directement aux politiques globales de défense et de sécurité et à la stratégie. Leurs grands principes resteront, même si leur forme est susceptible de changer, de manière à s’intégrer aux huit domaines d’activité de l’IRSEM qui ont été répartis en trois grandes thématiques : la sécurité internationale comprenant l’étude des nouveaux conflits, de la pensée stratégique, des armements et de la prolifération ; les questions de sécurité régionale avec un pôle sécurité européenne et transatlantique et un autre consacré aux sécurités régionales comparées ; enfin les politiques de défense qui incluent les approches historique du CEHD, sociologique du C2SD, auxquelles s’ajoute l’étude des enjeux juridiques de la défense.
Capture de Fort Rivière, Haïti, 1915DJ Neary © DR
De la pratique du rezzou primitif à la constitution de corps expéditionnaires structurés, la guerre a souvent pris la forme de ce que les Anglo-Saxons ont dénommé des actions de Hit and Run. Plus ou moins massives, lointaines et étendues dans le temps, elles se distinguent des simples actions de conquête car elles ne visent pas véritablement à se maintenir dans les pays constituant leur objectif. En outre, elles ont presque toutes pour point commun, à travers les siècles et les continents, d’être des opérations combinées, associant étroitement forces terrestres et navales. Mais, à l’époque contemporaine, en devenant « projection de puissance », la projection de forces tend à abolir les distinctions entre la conquête et le raid…
Avec Laurent Henninger, chargé d’études à l’IRSEM.
Enregistré le 5 avril 2011.
Thèmes : Guerre| Projections de forces et de puissance, de l’Antiquité à nos jours | Histoire| Sciences humaines
Mots-clés : Irsem| Projections de forces et de puissance| Laurent Henninger| Banana Wars américaines



