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La Nuit rêvée d’Olivier Py par Albane Penaranda


Olivier Py dit tenir de sa mère son goût immodéré pour le travail. Comédien, dramaturge, romancier parfois, metteur en scène, aujourd'hui à la tête du Festival d'Avignon, après l'avoir été du Centre Dramatique National d'Orléans et du Théâtre de l’Odéon, il est en effet depuis une vingtaine d'années sur le devant de la scène et sur tous les fronts. Jusqu'où le mèneront son enthousiasme et sa boulimie de travail ? Lors de la récente période électorale, à celui qui s'est un temps rêvé moine, France Info proposait de s'imaginer chef de l'État : "Moi Président de la République, répondait Olivier Py, je mettrais au centre du projet de la nation trois choses : l'éducation, l'éducation et l'éducation. Moi, président, je ferai de la France le pays le plus diplômé et cultivé du monde". Alors, qui sait, peut-être devrons-nous dans cinq ans proposer à Olivier Py une nouvelle Nuit Rêvée, mais cette fois présidentielle ? Avec une telle profession de foi, qui s'en plaindrait ?

En attendant, à quelques jours de l'ouverture de la 71ème édition du Festival d'Avignon, son directeur nous invite à partager avec lui une Nuit Rêvée très éclectique. On ne s'étonnera pas de trouver dans le programme d'archives composé par Olivier Py, le créateur du Festival, Jean Vilar, interrogé par Agnès Varda en 1966. Il y est question aussi de psychanalyse avec Jacques Lacan, de philosophie avec Léon Chestov, de poésie avec Mahmoud Darwich et Edmond Jabès et de Jean Genet vu par Lydie Dattas. Pierre Boulez y parle de Wagner, et on y retrace en chansons l'histoire de Charles Trenet et celle d'Abbey Lincoln.

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