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Affiche 71ème édition du Festival de Cannes

En cette période festivalière, pour célébrer le cinéma dans Les Nuits de France Culture, par solidarité avec des étudiants et des ouvriers en grève il y a cinquante ans, nous ne pouvions manquer, au risque d'être "ridicules", comme le disait Truffaut, ou "cons", comme le disait Godard, de marquer nous aussi "les évènements" qui, en 1968, stoppèrent le 21ème Festival de Cannes. Nous le faisons en évoquant le cinéma des années qui ont précédé et suivi 1968, en nous souvenant que la mémoire de ces années-là ne vibre pas des mêmes émotions à Paris, à Prague, à Mexico, au Vietnam et à Rio de Janeiro. En nous souvenant qu'ici, "Mai 68" n'avait pas eu pour seuls visages ceux des étudiants et pour unique décor le Quartier latin ; que ses rêves et ses utopies avaient fleuri tout aussi bien dans des usines et des têtes d'ouvriers.

Tout au long de cette Nuit, nous sommes en compagnie de Jean Narboni et Bruno Muel qui, par le cinéma, chacun à leur manière, ont été tous deux témoins et acteurs de cette période. Critique, Jean Narboni collabora aux Cahiers du cinéma dès 1963, avant d'en devenir le rédacteur en chef en 1968. Cinéaste, Bruno Muel a lui été de ceux qui, d'un continent et d'une usine à l'autre, portèrent leurs caméras aux cœurs des combats politiques de cette époque. Par leurs voix, et celles des archives de notre programme, nous écoutons les histoires, d'ici et d'ailleurs, que le cinéma nous raconte de ce temps. Un temps que le cinéma a regardé et produit tout à la fois et dont il est aujourd'hui les images, les sons et les paroles. C'était il y a un demi-siècle quand, aux quatre coins du monde, l'heure était à toutes les formes de libération et de lutte.

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