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Santé mondiale : enjeu du XXIe siècle ?

Peut-on parler de santé mondiale ?

57 min
À retrouver dans l'émission

Le XXIe siècle sera le siècle de la santé mondiale ou ne sera pas. Chacun le sait, ou le sent. C’était déjà vrai avant la Covid, cela devient évident après, ou plutôt faut-il dire pendant, car elle n’est pas finie, loin de là ! Nous en parlons avec Jean-Paul Gaudillière et Stéphanie Tchiombiano.

Santé mondiale : enjeu du XXIe siècle ?
Santé mondiale : enjeu du XXIe siècle ? Crédits : © Viorika / Coll. E+ - Getty

Le XXIe siècle sera le siècle de la santé mondiale ou ne sera pas. Chacun le sait, ou le sent. C’était déjà vrai avant la Covid, cela devient évident après, ou plutôt faut-il dire « pendant », car elle n’est pas finie, loin de là ! Mais les termes varient : santé globale, santé mondiale, santé publique internationale, « One Health » et cela n’est pas indifférent, chacun renvoyant à des enjeux différents. Par ailleurs, la question de la santé mondiale a une histoire, complexe, politique, économique, médicale aussi (depuis notamment le sida). Elle rencontre des obstacles. Et parmi eux, la possibilité même d’en parler, le droit, parfois, d’en parler. Peut-on parler de santé mondiale, cela veut-dire aussi : pourrait-on, s’il vous plaît, en parler, enfin ? Nous en parlons, en tout cas, avec deux spécialistes, Jean-Paul Gaudillière qui y travaille depuis longtemps et est l’un des co-auteurs du récent Pan-démo-politique (La Découverte) et Stéphanie Tchiombianio, dont les travaux sur la santé mondiale, et par exemple dans le cas africain, rencontrent un nouvel écho avec la pandémie.

Avec Jean-Paul Gaudillère, responsable du Centre de recherche médecine sciences santé mentale et société et Stéphanie Tchiombiano, maîtresse de conférences à l'Université Paris I Panthéon-Sorbonne, spécialisée en science politique et santé publique, et coordinatrice du think-tank Santé Mondiale 2030.

Le grand paradoxe de la santé globale c'est que, par ses institutions, ses bases de données, ses nouveaux outils de mesure, elle a énormément contribué à rendre visible le fardeau spécifique des maladies chroniques, y compris celui de la santé mentale. Jean-Paul Gaudillière

La santé mondiale, c'est l'idée d'appréhender des problèmes à l'échelle du monde entier mais c'est surtout l'idée qu'on ne peut trouver de réponses à ces problèmes qu'en étant collectif, qu'en jouant global. On peut considérer que la crise Covid est une très belle illustration de cette nouvelle approche de la santé mondiale, au sens où, elle appelle à dépasser la logique des États-nations puisque c'est une crise mondiale. Stéphanie Tchiombiano

Les institutions internationales ont un autre niveau qui est absolument crucial et fondamental dans la santé mondiale : c'est celui des communautés et des formes d'organisation de ces communautés. À l'échelle d'un village, d'un quartier, d'une municipalité ou d'un district, mais aussi à l'échelle de la région ou des états internes. Jean-Paul Gaudillière

Le sida a été la première maladie à faire de la santé une question mondiale : elle aurait inventé la santé mondiale. Pour la première fois, on a eu le sentiment d'une maladie profondément mondiale. Ça n'était pas la première pandémie, mais c'était la première fois qu'on avait ce sentiment d'urgence au niveau international et même au niveau planétaire. Stéphanie Tchiombiano

Une des choses reprochées à la santé globale, c'est justement son caractère "global" : trop en surplomb, avec des programmes dont l'ambition est d'être valables partout, à tout moment, sur l'ensemble de la planète. Jean-Paul Gaudillière

Pour en savoir plus

Sur Jean-Paul Gaudillère
Sa page (site du CERMES3)
Un entretien : "De la santé publique internationale à la santé globale" (site Inserm)
Ses publications (site Cairn.info)
Sa tribune "La sortie de l’OMS des États-Unis s’inscrit dans une longue tradition d’hostilité américaine envers cette institution" citée dans l'émission (site du journal Le Monde).

Sur Stéphanie Tchiombiano
Sa page (site de l'Université Paris I Panthéon-Sorbonne)
Le site du think-thank Santé Mondiale 2030
Sa tribune "L’Organisation mondiale de la santé que nous voulons pour demain" (site du journal Le Monde) 

Choix musicaux 

Choix de Stéphanie Tchiombiano : "Sankanda-Lasset uns den nicht zerteilen" par Lambarena  - Album : Bach to Africa (1993) - thème repris par Hugues de Courson dans l'album Babel (2008) - Label : Warner Classics.

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Choix de Jean-Paul Gaudillière : "The Complete Banker" par The Divine Comedy - Album : Bang Goes the Knighthood (2010) - Label : Divine Comedy Records.

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Intervenants
  • Historien, directeur de recherche Inserm et directeur d'études cumulant EHESS. Responsable du Centre de recherche médecine sciences santé mentale et société.
  • Maîtresse de conférences à l'Université Paris I Panthéon-Sorbonne, spécialisée en science politique et santé publique, et coordinatrice du think tank Santé Mondiale 2030.
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