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Georges Aperghis

Georges Aperghis : "Je travaille sans cesse, je suis dans mon atelier du matin au soir"

3 min
À retrouver dans l'émission

Un court entretien comme une humeur du jour à partir de cette question : À quoi pensez-vous ? Le compositeur, Georges Aperghis, qui participera dans quelques jours au festival Musica à Strasbourg y répond.

Georges Aperghis
Georges Aperghis Crédits : Astrid Ackerman

Chaque matin, comme un avant-goût du grand entretien du soir (à 19h dans l'émission Affaires Culturelles, ou en podcast et à la réécoute), Arnaud Laporte interroge ses invités sur ce qui les occupe, les préoccupe dans l’actualité, leur quotidien ou leur pratique artistique.  La question est simple : À quoi pensez-vous ? Un moment éminemment subjectif…

Georges Aperghis, compositeur de musique contemporaine, se prête à l'exercice.

A quoi pensez-vous ?

Georges Aperghis. Je pense à la pièce que je suis en train de commencer, donc c’est toujours angoissant. Je pense au COVID en général, et en particulier à mon test, je me demande si je vais avoir les résultats à temps pour partir à Cologne, pour les répétitions et le concert, et à Strasbourg. J’ai écouté aussi ce qui se passe avec les chevaux mutilés…  Je pense à un ensemble de choses. Je n’ai pas une idée toute seule mais plusieurs qui se baladent ensembles.

Toutes ces idées à la fois, elles constituent pour vous un matériau ? Est ce que pour vous, tout est matériau dans la création ? 

Je pense que la musique donne la possibilité d'un mélange de ces idées-là, d’une polyphonie. C’est ma façon de vivre, ça correspond un petit peu à ce que j'attends de la musique. 

Comment se déroule une journée ordinaire pour vous ? 

A part les journées de voyage ou de répétition, qui sont très agréables parce que je suis en contact avec les musiciens et les chanteurs, je suis à la maison à écrire, je suis dans mon atelier du matin au soir. Ce sont des journées assez ordinaires, sauf qu'il se passe des choses dans ma tête qui changent tous les jours, mais sinon ce sont des journées assez ordinaires. 

Vous vous imposez une discipline d’horaire ? 

Oui, je pense que je commence toujours vers 8-9 heures du matin, puis je vais jusqu'au moment où les idées commencent à être confuses, jusqu’à ce que la fatigue arrive. Là, je me dis : « il n'y a plus rien à tirer aujourd'hui ». « Il faut arrêter ».

Cela peut prendre des heures pour arriver à cet état de confusion j’imagine ? 

Je travaille sans cesse. Je ne m'arrête pas, parce que, si je déjeune par exemple, ça me fatigue. Donc, je travaille sans cesse, 6h, 7h, 8h… et à un moment donné c’est trop, la machine surchauffe, on contrôle moins ce que l’on fait, donc, à ce moment-là, il faut se dire à demain. 

Georges Aperghis, lundi 14 septembre 2020

  • Rencontre et concert : Intermezzi le 22/09 au Festival Musica (Cité de la musique et de la danse à Strasbourg)
  • Le site de Georges Apeghis
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