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Gilles Cohen sur le tapis rouge du 46e Festival de Deauville, 2020

Gilles Cohen : « j'adore le passé, la nostalgie, j'aime bien les fantômes »

3 min
À retrouver dans l'émission

Un court entretien comme une humeur du jour à partir de cette question : À quoi pensez-vous ? Le comédien, Gilles Cohen, à l'affiche du Théâtre du Rond-Point dans « Mon dîner avec Winston » y répond au micro d’Arnaud Laporte.

Gilles Cohen sur le tapis rouge du 46e Festival de Deauville, 2020
Gilles Cohen sur le tapis rouge du 46e Festival de Deauville, 2020 Crédits : Loic VENANCE - AFP

Chaque matin, comme un avant-goût du grand entretien du soir, à 19h dans l'émission Affaires Culturelles, Arnaud Laporte interroge ses invités sur ce qui les occupe, les préoccupe dans l’actualité, leur quotidien ou leur pratique artistique.  La question est simple : À quoi pensez-vous ? Un moment éminemment subjectif…

A quoi pensez vous, Gilles Cohen ? 

Je pense à ce que je voudrais faire, à la façon dont je vais jouer. Je pense à me laisser aller, ce qui est à la fois le plus difficile et le plus simple, me maîtriser et me laisser aller. 

Quand vous êtes sur scène, le soir, comment se passe une journée ? Il y a un compte à rebours, des rituels, une heure de lever, une sieste ?

En fait, on plane jusqu'au moment où on se mobilise pour pouvoir travailler. On traîne, on traînaille pour pouvoir se mobiliser au moment où on décide de le faire pour jouer. 

Le reste de la journée, vous êtes à l'écoute du monde ? Vous lisez le journal, un livre, vous écoutez de la musique ?

Oui, je lis plutôt le journal, des livres aussi. Je suis un passionné d'histoire, je lis beaucoup de livres d'histoire. En ce moment, je lis un livre sur Léon Blum parce que je voudrais faire un spectacle autour d'une séance à l'Assemblée nationale. Je travaille sur la séance du 6 juin 1936 à l'Assemblée nationale pendant laquelle Léon Blum fait sa déclaration sur son gouvernement de Front populaire.  Il y avait beaucoup d'antagonisme entre les gens de gauche, il y avait beaucoup de radicaux, qui n'existent plus tellement aujourd'hui, et beaucoup de gens d'extrême droite aussi, donc c’est vraiment intéressant. 

Et sinon, je pensais à des choses un peu nostalgiques, un peu mélancoliques. Aujourd’hui, c’est le jour où ma mère est décédée, voilà quelques années. Donc, j'ai pensé à ma maman et ça me faisait tout drôle. Je raconte cette histoire parce que c’est toujours intéressant pour un acteur de parler d'émotions et de souvenirs. Le jour où ma mère est décédée, j’ai sorti un film qui s'appelle Le poulain, dans lequel il y a une scène où je venais de perdre ma mère. Il y a plein de choses comme ça qui viennent se confronter. On vit dans un monde fictif, nous les acteurs, on essaye de coller toujours à une réalité et on essaie toujours de faire "plugger" la réalité avec du rêve et c’est un peu ces étincelles là qu'on essaye de produire avant de jouer. J'aime bien les évocations, j'adore le passé, la nostalgie et j'aime bien les fantômes. 

Gilles Cohen,, vendredi 18 septembre 2020

  • Son actualité :Mon dîner avec Winston - Texte : Hervé Le Tellier - Mise en scène et interprétation : Gilles Cohen // du 16 au 27 septembre 2020 au Théâtre du Rond Point
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