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Jean-Pierre Elkabbach et Alain Duhamel le 16 mars 1981 interviewent le futur président de la République François Miterrand durant la campagne électorale
Épisode 3 :

L’ennemi médiatique numéro 1

29 min
À retrouver dans l'émission

Dans ce troisième épisode, Alain Duhamel évoque les aléas de la profession de journaliste et les réactions populaires qu’a suscitées l’élection de François Mitterrand à la présidence de la République.

Jean-Pierre Elkabbach et Alain Duhamel le 16 mars 1981 interviewent le futur président de la République François Miterrand durant la campagne électorale
Jean-Pierre Elkabbach et Alain Duhamel le 16 mars 1981 interviewent le futur président de la République François Miterrand durant la campagne électorale Crédits : Jean-Claude Delmas - AFP

À l'occasion de la publication de ses mémoires, Journal d’un observateur aux éditions de l'Observatoire, Alain Duhamel revient sur son parcours.

Il fut l’éditorialiste le plus craint des hommes politiques et l’emblème d’une génération de journalistes omniprésents et touche-à-tout, dont le visage, la voix et la plume ont de tous temps accompagné le public.

Observateur privilégié et commentateur de la campagne politique de 1981, Alain Duhamel a aussi été pris dans l’événement le soir de l’élection de François Miterrand, le 10 mai 1981, place de la Bastille, où la foule scande « Jean-Pierre Elkabach, Etienne Mougeotte et les frères Duhamel ! »...
Que s’est-il passé ? Quelles en ont été les conséquences ? L’élection de François Mitterrand à la présidence de la République a-t-elle modifié ses relations avec Alain Duhamel ?

1981 et la critique des médias

En 1981 une partie des Français avait l’espoir et l’impression qu’on allait changer de société, dans ce cas de figure, les expressions publiques peuvent alors devenir bruyantes, conflictuelles... Et il ne faut pas oublier qu’à cette époque il y avait deux chaînes et demi... On nous voyait beaucoup, nous devenions des symboles.  
Le 10 mai 1981, il y avait une foule enthousiaste place de Bastille qui scandait les symboles de la télé et de la radio de l’époque, c’était désagréable... Si ça avait été aujourd’hui ça aurait été insupportable : avec les réseaux sociaux, l’information continue, ça aurait été une dramatisation absolue qui aurait pu en plus tourner en rond des jours durant... J’aurais changé de métier si les réseaux sociaux avaient existé à l’époque.  
Alain Duhamel

François Mitterrand, une nouvelle ère

La gauche a été pendant 23 ans dans l’opposition et comme pour certains changements de société,  il y avait des jalousies. Beaucoup de journalistes m’observaient et se demandaient comment j’allais me débrouiller. Trois jours après être entré à l’Elysée, François Mitterrand m’a appelé, il voulait me dire que nos relations ne changeraient pas parce qu’il était devenu président. Finalement, on s’est vus encore plus...  
Alain Duhamel

Suivre ses propres règles

Dans le journalisme politique, j’ai toujours eu mes propres règles...  
1 : Si je peux avoir un bon contact avec ceux qui m’intéressent je le fais.  
2 : Je le fais sur un pied d’indépendance personnelle... Par exemple, ce n’est pas parce que j’ai déjeuné avec Georges Marchais, ce qui m’est arrivé 20 ou 30 fois dans ma vie, que je suis un communiste stalinien.  
La règle c’est d’être ce qu’on est !  
Alain Duhamel

Bibliographie

Editions de l'Observatoire, 2018

Journal d'un observateurAlain DuhamelEditions de l'Observatoire, 2018

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