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André Gide, 1928. Photo : Ullstein bild.
Épisode 3 :

"Plus un auteur différait de moi plus je m’éprenais de lui"

30 min
À retrouver dans l'émission

André Gide, écrivain et un temps critique littéraire à La Revue blanche, nous parle des œuvres et des auteurs qui accompagnent sa vie. Certains, tel Paul Claudel, compteront parmi ses amis.

La lecture, Theo van Rysselberghe, 1903. André Gide (assis la tête dans sa main), H.-E. Cross, Émile Verhaeren, Maurice Maeterlinck, Francis Viele-Griffin, Henri Gheon, Félix Le Dantec et Félix Fénéon
La lecture, Theo van Rysselberghe, 1903. André Gide (assis la tête dans sa main), H.-E. Cross, Émile Verhaeren, Maurice Maeterlinck, Francis Viele-Griffin, Henri Gheon, Félix Le Dantec et Félix Fénéon Crédits : Getty

En 1900, la vente du château de la Roque permet à André Gide d’acquérir le terrain du 18 bis de la rue des Sycomores dans le XVIe arrondissement de Paris. L’architecte Louis Bonnier se charge de la construction de la villa Montmorency. Il s’en acquitte si mal, d’après l’écrivain, que tous deux se quitteront fâchés. Bonnier l’entraîne dans des dépenses folles et malgré tout, cette demeure à l'allure de chalet, reste “inchauffable et à peu près inhabitable”. L’écrivain y vivra cependant de février 1906 au début du mois d'août 1928.
 

Quand André Gide évoque ses amis du passé, il peut avoir la dent dure. C’est le cas avec le poète et romancier Francis Jammes, “un être charmant, inconsistant mais irrésistible”. À l’époque où les deux hommes se fréquentent, “ Jammes ne met pas en avant, comme il le fit par la suite son catholicisme. Ce n'est que par la suite, sur des points d'orthodoxie qui le dépassait, où il trouva dans la religion catholique de quoi alimenter une pensée insuffisante et défaillante”. Tout est dit, voilà l’homme habillé pour l’hiver !
 

L’Immoraliste, récit publié en 1902 ne rencontre pas le public escompté. Cet insuccès, laisse pour un temps l’écrivain dans un état “de profond découragement. Non pas sur moi-même, mais sur mes rapports avec le public que je considérais à ce moment-là inatteignable, sinon à longue échéance”. 

Heureusement, il y a la compagnie des auteurs pour l’écrivain qui exerce aussi l’activité de critique à La Revue blanche. L'œuvre de Stendhal, “mon os de seiche”, celle de Friedrich Nietzsche, de Dostoïevski, mais aussi celle de Paul Claudel. Claudel dont il fut un des premiers admirateurs. Il voit dans "Tête d’or, une œuvre absolument novatrice, une bombe à retardement”. Claudel son contemporain avec qui il entretient une amitié nourrie “d’une admiration extrêmement vive”. 

Les relations avec lui tournaient assez indiscrètement autour du point religieux, du point de confession. Il est certain que ce qui permettait à Claudel d'entretenir des relations aussi intimes avec moi pendant longtemps, c'était un secret espoir de me ramener au catholicisme et ce qui les arrêtait, ce fut la notion qu'il put avoir que ses espoirs étaient vains.

Une série d'entretiens produite par Jean Amrouche, réalisée avec l'écrivain à partir d'entretiens de 1949 et présentée en 2005 par Laure Adler. Réalisation : Doria Zenine et Vanessa Nadjar. Attachées de production, Daphné Abgrall et Odile Joëssel. Coordination : Sandrine Treiner.

Pour aller plus loin 

Bibliographie sélective 

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