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Ariane Ascaride dans 'Le Silence de Molière' de Giovanni Macchia, mise en scène de Marc Paquien
Épisode 4 :

Femme, mère, comédienne

29 min
À retrouver dans l'émission

Ariane Ascaride sait d'où elle vient, le César de la Jeannette de Marius ne pouvait lui faire perdre le Nord. Déroulant le fil de son histoire, elle raconte le parcours d'une enfant de Marseille, avec Naples et le théâtre pour arrière-pays, d'une comédienne devenue populaire sans jamais se trahir.

Ariane Ascaride dans 'Le Silence de Molière' de Giovanni Macchia, mise en scène de Marc Paquien
Ariane Ascaride dans 'Le Silence de Molière' de Giovanni Macchia, mise en scène de Marc Paquien Crédits : Pascal Victor / ArtComArt

Ariane Ascaride n'est pas Jeannette, pas plus qu'elle n'est la Marie de Ki Lo Sa, la Lola d'À l'attaque, ou Angèle, qu'elle incarnait en 2017 dans La Villa, même si comme cette dernière, elle est comédienne et sait qu'on ne lui proposera jamais Claudel. 

Mais peut-on et doit-on tout jouer ? Ariane Ascaride, fille du peuple, incarnerait avec jubilation une aristocrate ou, femme de gauche, la plus exécrable fasciste. Mais elle refusera toujours de mettre sa voix sur des textes qui rabaissent les spectateurs comme les comédiens. Tout comme elle a toujours refusé la publicité, qui n'est pas son métier. 

Je ne jouerai jamais des choses mal écrites ou qui me paraissent vulgaires. Je ne l'ai jamais fait, même quand je manquais d'argent.

Son métier, en racontant des histoires, qui font rire ou pleurer, c'est tout simplement "aider les gens à vivre", dit-elle. Un métier qu'elle aborde aujourd'hui autrement qu'elle ne le faisait hier. En acceptant de ne plus rien savoir pour "atteindre l'évidence". C'est là le fruit de l'expérience et du travail passé, "pour être comédien il faut être courageux". Et pour être comédienne, peut-être un peu plus encore. 

Il y a quand même une chose qu'il ne faut jamais oublier : être au service du texte. Et non l'inverse.

S'avouant féministe, sans juger nécessaire de le claironner, elle sait, de son expérience et de celles des autres, ce qu'est le prix que paie au quotidien, une femme, une mère, pour avoir le droit de travailler. 

Les hommes ? Elle les connaît, les aime, ils ne sont pas ses ennemis. Elle sait exister avec eux, mais très bien aussi sans eux. Montant sur scène en solo pour Touchée par les fées, un spectacle écrit avec son amie Marie Desplechin, qui racontait beaucoup de sa vie de fille, de sœur et de femme, c'était avec une ironie joyeuse qu'elle pouvait lancer au public : "Je suis tellement contente d’être là, toute seule, sans mon père, sans mon mari, sans mes frères !” 

Le Paris des Arts d'Ariane Ascaride

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