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Charles Aznavour entouré de ses fans dans une librairie à Nice en 1970
Épisode 2 :

"Mon pays, c'est aussi la langue française"

28 min
À retrouver dans l'émission

Dans ce deuxième volet de la série "A voix nue", Charles Aznavour raconte ce qu'il doit à la culture française, et revient sur son enfance à Paris, les quartiers où il a vécu, la communauté arménienne, les langues qu'il parlait, l'importance de l'école.

Charles Aznavour entouré de ses fans dans une librairie à Nice en 1970
Charles Aznavour entouré de ses fans dans une librairie à Nice en 1970 Crédits : Keystone-France - Getty

Au cours de ce deuxième entretien d'"A voix nue", Charles Aznavour évoque le concours de circonstances qui l'a fait naître à Paris et non aux Etats-Unis où ses parents devaient se rendre. 

Dieu merci je n'ai pas été américain ! Je n'aurais pas appris, connu une culture importante. Je me suis rendu compte tout de même que lorsque je vais aux Etats-Unis et que je discute avec des jeunes gens, ils ne connaissent pas leur culture. Ils connaissent ce qu'il y a d'immédiat. Quand on parle d'auteurs, on tombe plus facilement sur Harold Robbins que sur John Dos Passos. [...] Je n'aurais pas écrit les chansons que j'ai écrites, j'aurais peut-être fait de plus gros succès. Quand on écrit un peu basique, sans trop de recherches, avec des phrases qui sont souvent comme du papier peint que l'on prend ici et que l'on colle là, je n'aurais pas fait ce que j'ai fait. [...] A choisir, je préfère avoir été celui qui a lu Victor Hugo.

Je n'ai pas découvert le plaisir de la lecture, je me suis obligé à lire pour ne pas paraître totalement stupide !

Charles Aznavour se remémore son enfance rue Saint Jacques, son "parfum de liberté totale", "toujours sur des patins à roulettes" : "Je faisais Paris sur patins à roulettes !" Il évoque aussi des périodes plus sombres, le lourd tribut payé par la communauté arménienne durant l'Occupation allemande. Mais il retient surtout l'atmosphère de gaieté qui régnait dans sa famille.

J'ai vécu dans une famille où la poésie avait sa place, la musique, la danse, les instruments, la folie ! Une bohème orientalo-française, un petit peu différente.

A la fin de l'entretien, Charles Aznavour revient sur ses souvenirs d'école primaire, rempli de nostalgie et d'enthousiasme pour ces années-là.

L'époque des études primaires a donné de très grands instituteurs, des gens extraordinaires, des gens qui prenaient soin de vous, des maîtresses d'école qui avaient des chouchous. Moi, j'étais le chouchou d'une maîtresse, Mlle Jeanne, rue Gît-le-Cœur, et j'ai appris des années plus tard qu'elle avait eu pour chouchou, Claude Brasseur, dans la même école. Peut-être qu'elle choisissait ceux qui récitaient bien... 

  • "A voix nue" avec Charles Aznavour (2/5)
  • Première diffusion le 19/07/2005
  • Production : Hélène Hazera
  • Réalisation : Manoushak Fashahi
Intervenants
L'équipe
Coordination
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