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La neurobiologiste Catherine Vidal posant devant un cliché d'IRM
Épisode 1 :

L’école de la curiosité

31 min
À retrouver dans l'émission

Adolescente, la neurobiologiste Catherine Vidal attrape le « virus des sciences ». Elle décrit une enfance pas tout à fait comme les autres, au gré des péripéties d’un père « farfelu » qui lui transmet le goût de la curiosité sans fin.

Catherine Vidal avec son père à bord d’un Stampe SV-4 (1962)
Catherine Vidal avec son père à bord d’un Stampe SV-4 (1962) Crédits : © Archives privées Catherine Vidal

Née le 7 juillet 1951 en banlieue parisienne, Catherine Vidal évoque une enfance particulière : ses parents qui divorcent alors qu’elle est très jeune et son père - un journaliste, intellectuel autodidacte, « original et farfelu » - qui l’emmène sur tous ses reportages.  

Il m’a fait faire des choses en tant qu’enfant qui ne se font pas classiquement. (…) Il m’emmenait en reportage, dans des spectacles, au cinéma ou dans des diners qui se terminent tard. Enfant, on n’est pas confronté à ça si tôt. En me trimbalant partout, sur des lieux de tournage, sur des fouilles archéologiques, cela m’a vraiment fait découvrir le monde. 

Si l’un des enseignements fondamentaux qu’elle retient de son père c’est « d’être dans la curiosité en permanence », cet ancien résistant communiste participe aussi à construire sa conscience politique. 

J’assistais aussi à ce que cela signifie l’engagement, une bataille personnelle pour défendre des valeurs de justice et d’égalité. J’ai été baigné dans ces valeurs de gauche qui étaient celles de mon père. 

C’est quand même une époque où on nous faisait faire des dissections de cervelles d’agneau conservées dans du formol !  

Catherine Vidal en 1961
Catherine Vidal en 1961 Crédits : © Archives privées Catherine Vidal

Adolescente, Catherine Vidal lit les numéros de Sciences & Vie, la revue de vulgarisation pour lequel son père travaille. Mais c’est au lycée qu’elle attrape « le virus des sciences ». 

Découvrir ce qu’il y a à l’intérieur d’un cerveau, c’est quand même une belle expérience !  Moi ça me plaisait de voir ce qu’il y avait à l’intérieur. C’est important aussi de mettre la main à la pâte si j’ose dire. Et le cerveau c’était vraiment l’énigme totale. Enfin, ça l’est toujours… Comment le cerveau humain - qui pèse en moyenne 1,3 kilos - comment cette masse gélatineuse qui a la consistance d’un fromage blanc, comment est-ce que ce cerveau est capable de produire la pensée ? Ça, c’est le moteur de toute ma curiosité. 

Une série d’entretiens proposée par Natacha Triou, réalisée par Vanessa Nadjar. Prise de son : Virginie Lorda. Attachée de production : Daphné Abgrall. Coordination : Sandrine Treiner.

Bibliographie sélective

Intervenants
  • neurobiologiste, co-responsable du groupe "Genre et recherche en santé " du comité d'éthique de l'Inserm
L'équipe
Production
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