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La neurobiologiste Catherine Vidal posant devant un cliché d'IRM
Épisode 4 :

On ne naît pas féministe, on le devient

31 min
À retrouver dans l'émission

Militante sur de nombreux fronts, la neurobiologiste Catherine Vidal n’a pas toujours été féministe. La chercheuse décrit un éveil qui s’est fait par le biais des sciences. Depuis, elle lutte contre l’idée d’un destin biologique.

Aux cotés de l’astrophysicienne Claudine Hermann, Catherine Vidal est faite Chevalière de la Légion d’Honneur en 2009, dans la grande bibliothèque historique de l’Institut Pasteur
Aux cotés de l’astrophysicienne Claudine Hermann, Catherine Vidal est faite Chevalière de la Légion d’Honneur en 2009, dans la grande bibliothèque historique de l’Institut Pasteur Crédits : Archives privées Catherine Vidal

Catherine Vidal porte un engagement féministe sur plusieurs fronts : sur le front de la recherche où elle veille au respect éthique des travaux de ses confères. Sur le front de la vulgarisation, en diffusant un savoir débarrassé de certains biais... Depuis les années 2000, elle est très investie dans les milieux associatifs qui défendent la place des femmes de Sciences, et qui luttent contre les discriminations sexistes. 

Mon éveil féministe s’est fait progressivement. Je n’étais pas spécialement touchée par ces questions, elles ne se posaient pas de façon frontale. Aussi, parce que je ne les connaissais pas…

Ces stéréotypes nous collent à la peau depuis longtemps, les combattre, ce n’est pas facile. 

La neurobiologiste est ainsi membre du Comité d'Orientation de l’association ONU Femmes France, membre du Laboratoire de l’égalité, du Conseil Scientifique de l’Institut Émilie du Châtelet -qui diffuse des recherches sur les femmes, le sexe et le genre - membre de l’Association Femmes et Science : une association qui va dans les collèges et les lycées pour encourager les filles à s'engager dans des carrières scientifiques. Pour elle, la promotion d'une culture de l'égalité entre les sexes passe aussi par la science.

Pour lutter contre les déterminismes, il faut diffuser auprès d’un large public nos connaissances scientifiques, car elles montrent que ce n’est pas la biologie toute puissante qui explique les inégalités sociales. 

Si les filles et les garçons ne font pas les mêmes choix d’orientation scolaire et professionnelle, ce n’est pas à cause de différences de capacités cognitives de leur cerveau. Si les femmes ont la charge des tâches domestiques et des enfants, ce n’est pas à cause d’un instinct maternel naturel. Si les femmes sont victimes de violences, la faute n’est pas à la testostérone qui rendrait les hommes agressifs.      Extrait de l’ouvrage« Cerveau sexe et pouvoir », Catherine Vidal,  2005, éditions Belin

Une série d’entretiens proposée par Natacha Triou, réalisée par Vanessa Nadjar. Prise de son : Virginie Lorda. Attachée de production : Daphné Abgrall. Coordination : Sandrine Treiner.

Bibliographie sélective 

Intervenants
  • neurobiologiste, co-responsable du groupe "Genre et recherche en santé " du comité d'éthique de l'Inserm
L'équipe
Production
Coordination
Avec la collaboration de
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