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Hervé Di Rosa, en avril 2020
Épisode 1 :

A Sète, dans le Quartier Haut

30 min
À retrouver dans l'émission

Dans ce premier épisode, Hervé Di Rosa raconte son enfance sétoise dans un milieu modeste d’origine italienne, sa découverte du rock, du punk et des comics américains, et ses premiers pas dans l’école d’art de la ville.

Hervé Di Rosa dans les années 70
Hervé Di Rosa dans les années 70 Crédits : Archives privées Hervé Di Rosa

"C'est vraiment la bande dessinée qui a formé mon univers visuel"

Le Quartier Haut est un lieu d’immigration napolitaine, non loin du port d’où Hervé Di Rosa regardait partir les bateaux. Le Sète de son enfance n’est pas celui de Paul Valéry ni celui de Georges Brassens. Il ne s’intéresse pas non plus aux joutes, ce sport traditionnel qui se pratiquait sur les canaux. 

Les émigrés italiens comme mon arrière grand père Di Rosa, se sont installés à la fin du 19ème siècle sur la partie haute de la ville, c'est-à-dire sur les bords de la colline Saint-Clair.  Cette colline est le seul lieu un peu en hauteur de tout le golfe du Lion. Depuis l'Antiquité ça a toujours été un point de repère pour les navigateurs. 

De sa mère, il conserve « le côté rugueux de la Catalogne ». Grâce à son père, qui travaillait à la SNCF, il voyageait de temps en temps à Paris. 

J'ai 14 ou 15 ans. Je commence à aller à Paris tout seul et je découvre Pasolini, Fellini, Scorsese et Altman, Visconti, Tarkovski, Kenneth Anger.

Ses premiers héros étaient les personnages de bande dessinée et de comics américains qu’il découvrait dans les magazines et parfois à la télévision. 

C'est vraiment la bande dessinée qui m'a constitué, qui a formé mon univers visuel.

Hervé Di Rosa (en cravate) dans son groupe punk , à Sète, en 1977
Hervé Di Rosa (en cravate) dans son groupe punk , à Sète, en 1977 Crédits : Archives privées Hervé Di Rosa

Ses premières années sont aussi marquées par la musique, les concerts et les vinyles achetés en ville. Quelques rencontres décisives l’ont conduit à la lecture de Burroughs et d’Antonin Artaud et même au festival d’Avignon. C’est à l’école des beaux-arts de Sète qu’il rencontre Robert Combas avec qui il noue une amitié décisive, et qu’il retrouvera à Paris quelques années plus tard. 

A 15 ans je fais un bond énorme dans ce que j'ai envie de voir, de réaliser, en agrégeant tous mes souvenirs de ma passion pour la bande dessinée, pour l'image dessinée aussi, en passant par la musique. (...) Moi, j'avais envie de brutalité et d'expression directe et c'est vrai que le mouvement punk m'a apporté ça.

Une série d'entretiens proposée par Anaël Pigeat. Réalisation : Guillaume Baldy. Prise de son : Sébastien Huel. Attachée de production : Daphné Abgrall. Coordination : Sandrine Treiner.

Liens

Le site d'Hervé Di Rosa

Musée International des Arts Modestes à Sète

Bibliographie sélective

  • Hervé Di Rosa Autour du monde, Jean Seisser, éditions Fage /Angel Art Servanin, 2019.
  • En toute modestie : archipel Di Rosa. Exposition. Sète, Musée international des arts modestes. 2017, catalogue de l'exposition, éditions Fage, 2017.
  • Plus jamais seul : Hervé Di Rosa et les arts modestes. Exposition. Paris, La Maison rouge. 2016-2017,  catalogue, éditions Fage, 2016.
  • Le tour des mondes d'Hervé Di Rosa, Hervé Di Rosa, Patrick Amine, Robert Bonacorsi, Actes Sud Beaux Arts, 2013.
  • Hervé Di Rosa journal modeste, Patrick Amine, Les cahiers dessinés, éditions Buchet/Chastel, 2007.
Chroniques
20H30
25 min
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