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La chanteuse Anne Sylvestre à l'auditorium Saint-Germain à Paris le 4 novembre 2003
Épisode 3 :

Le chemin des mots

28 min
À retrouver dans l'émission

Au cours de ce troisième entretien, Anne Sylvestre aborde l'écriture de ses textes, sa manière de travailler, ses œuvres féministes. Elle explique pourquoi elle a claqué la porte de ses maisons de disques pour devenir productrice en 1973.

La chanteuse Anne Sylvestre en concert au Centre Culturel Francais à Berlin, le 04 mars 1987, en Allemagne
La chanteuse Anne Sylvestre en concert au Centre Culturel Francais à Berlin, le 04 mars 1987, en Allemagne Crédits : Zöllner-ullstein bild - Getty

"On attend avec impatience le premier chanteur Sylvestre en caleçon !"

D'emblée Anne Sylvestre commence par évoquer son surnom tenace de 'Brassens en jupons'.  Elle aimerait en finir avec cette épouvantable étiquette :

Parce que c'est vraiment ma croix sur terre. C'est épouvantable ! Y a le jupon ! Mais même s'il n'y avait pas le jupon, pourquoi est ce que 40 ans après, on me le sort encore ? Je me pose à côté de Brassens et ça ne me dérange pas mais je ne me pose pas en dessous de Brassens. Est-ce qu'on a comparé Brassens à quelqu'un ? Est ce qu'on continue à comparer les autres gens à un homme, surtout une femme ? 

Anne Sylvestre écrit ses textes, compose ses mélodies, c'est déjà une revendication féministe qui ne portait pas le nom, dans ses chansons elle dessine des portraits de femmes qui prennent leur destin en main. Sa carrière de femme et de mère de famille était déjà un combat féministe.

Ce n'était pas formulé mais ne serait-ce que d'être une jeune femme qui chantait, qui composait ses textes et ses musiques, qui n'abandonnait pas la chanson sous prétexte qu'elle faisait des bébés et continuait à se débrouiller à faire ce métier, c'était déjà subversif.

"Je suis une éponge, j'absorbe ce qu'il y a autour et puis ça se transforme en chanson"

Anne Sylvestre explique les circonstances dans lesquelles elle décide de devenir sa propre productrice en 1973. 

J'ai été 9 ans chez Philips, puis j'ai voulu partir. On a voulu m'empêcher. On m'a fait un procès, je l'ai perdu, j'ai payé. Après ça, je suis allée ailleurs, parce que c'était un copain je croyais que ce serait bien mais ça a duré trois ans. Il a fait des choses qui ne m'ont pas plu,  j'ai fait un procès, je l'ai gagné au nom du droit moral de l'auteur. J'ai fait jurisprudence, je suis bien contente et je me suis retrouvée sans maison de disques.

Je ne voulais plus me faire trahir et que l'on m' impose par exemple des pochettes que je ne voulais pas ou les dates de sortie de disques. J'ai choisi d'être productrice indépendante.

Elle fondra son propre label chez Barclay et signera plus tard chez EPM.

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La compositrice décrit le processus de création de ses chansons, elle explique la mise en espace, la théâtralisation, les jeux de rimes, les vers. Elle évoque une chanson 'Xavier' qui a aidé beaucoup de jeunes à assumer leur homosexualité.

Souvent la rime est créatrice.

La musique vient avec les mots. Je ne suis pas très capable de mettre des musiques des textes des autres parce que j'ai la musique qui vient avec. (...) Je m'isole, je me mets au couvent, presque.  Je ne sais pas ce qui va sortir, ça m'intrigue et je sais que ça va être dur... Il faudrait presque je m'attache à ma chaise sinon je m'en vais faire des courses !

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Une série d'entretiens proposée par Hélène Hazéra. Réalisation : Marie-France Thivot et Vincent Decque. Prise de son : Alexandre Dang.

Rediffusion du 30 décembre 2002 au 3 janvier 2003.

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