LE DIRECT
 Claire Bretécher
Épisode 4 :

De "Sainte Thérèse d'Avila" au traitement des femmes dans le dessin

28 min
À retrouver dans l'émission

Dans ce quatrième épisode, Claire Bretécher se confiait sur son inspiration pour le personnage de l'album Sainte Thérèse d'Avila et les raisons qui l'ont poussée à écrire sur ce personnage mystique.Une initiative rare, car son travail ne s'inspirait généralement pas de sujets réels.

Claire Bretécher chez elle en 1997
Claire Bretécher chez elle en 1997 Crédits : Alain BENAINOUS/Gamma-Rapho - Getty

Claire Bretécher se confiait sur son inspiration pour le personnage de l'album _La Vie passionnée de Thérèse d'Avila_et les raisons qui l'ont poussée à écrire sur ce personnage mystique. Une initiative rare, car son travail ne s'inspirait généralement pas de sujets réels. 

A Avila, ça sentait le couvent partout ! Si j'avais fait le parcours avant, je n'aurais sûrement pas fait l'album, ça sentait vraiment beaucoup la bonne sœur !

La seule chose intéressante que j'ai entendue sur la mystique émanait d'un neurologue. Il expliquait les relations entre les crises mystiques et l'épilepsie. (...) Il en concluait que Thérèse d'Avila, saint Jean de la Croixet d'autres, étaient épileptiques parce que parait-il dans certains cas rares, le début de la crise épileptique se manifeste par une extase.

Elle évoquait le personnage de l'adolescente râleuse d'Agrippine, le choix de son prénom, et le fait qu'à l'adolescence, elle n'avait elle-même pas de modèle. Elle la décrit comme citadine, sans problème social objectif mais avec toutes les préoccupations adolescentes et les frustrations de cet âge... Claire Bretécher avouait être plus intéressée par les femmes car elle ne comprenait rien aux hommes. 

Agrippine est une petite citadine qui appartient à une famille d'inclus, qui n'a pas de problèmes objectifs mais qui a tous les problèmes subjectifs.

Elle évoquait une sympathie a priori à l'égard des femmes, collectivité dont elle fait partie, même si elle dit avoir passé l'âge d'être féministe. La dessinatrice ne copiait pas le langage des ados, elle en inventait un. Elle racontait le traitement des femmes dans le dessin, soit poupée idiote soit mégère sans aucune autre voie possible, trouvant cette discrimination grossière et préférant... faire une synthèse entre les deux.

Une série d'entretiens produite par Claude Kiejman, réalisée par Nicole Salerne.

Rediffusion du 13 mars 1996.

Intervenants
L'équipe
Production
Coordination
Avec la collaboration de

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......