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Hubert Reeves chez lui à Paris en 1982
Épisode 2 :

L’atome, la bombe et la guerre froide

29 min
À retrouver dans l'émission

Jeune astrophysicien en pleine guerre froide aux Etats-Unis puis en Europe, Hubert Reeves fait état des débats autour de la bombe atomique qui secouent la communauté scientifique.

Hubert Reeves chez lui à Paris en 1982
Hubert Reeves chez lui à Paris en 1982 Crédits : Francis Apesteguy - Getty

De 1960 à 1964, Hubert Reeves enseigne la physique à l’université de Montréal et il est conseillé pour la NASA. Mais souffrant du climat de la révolution tranquille au Canada -les collaborations scientifiques avec les programmes anglophones sont stoppées -, il décide de rejoindre l’Europe, s’installe finalement en France en 65 et travaille pour le CNRS et le CEA (Centre de l’Energie Atomique). 

N'importe quel francophone hors hexagone a envie de venir en France pour voir, visiter ce qui jusqu'ici n'était qu'un pays de roman pour lui. On avait tous lu Victor Hugo, Zola... c'était comme un pays de rêve. Et d'apprendre que ce pays-là existe vraiment... Quand j'ai eu cette invitation, je suis arrivé en France et pour moi ça a été fantastique. C'est comme des pays rêvés qui ont la qualité d'être réels!

Hubert Reeves fait également des voyages en Russie où il rencontre Iakov Zeldovitch, astrophysicien, dont les recherches sur les bombes A et H reflètent les débats éthiques et politiques dans lesquels les scientifiques sont pris en pleine guerre froide. 

C'était la grande crise, la plus grande crise que l'humanité ait traversé. Pourquoi elle l'a traversée sans périr ? Personne ne le sait vraiment. Personne ne sait comment on a fait pour éviter une guerre nucléaire mondiale. On l'a fait. C'est par hasard, c'est pour d'autres raisons, on peut en discuter indéfiniment.

A partir des observations de Iakov Zeldovitch, Hubert Reeves publie en 1986, L’heure de s’enivrer, où il dresse le tableau inquiétant de l’état de arsenaux nucléaires américains et soviétiques.

Je pense qu'on le fera [envoyer des astronautes sur Mars]. Je pense que, ça, ça fait partie de quelque chose qui est dans la nature humaine : quand elle a un objectif, elle ne pense plus qu'à ça. A tous les niveaux, les être humains veulent aller plus loin. C'est une de leurs grandes qualités. [...] Ce besoin des êtres humains dont le résumé pourrait être : quand quelque chose devient possible, il faut le faire. Parce que si on ne le fait pas, quelqu'un d'autre le fera.

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