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acques Weber au Théâtre de l'Atelier, à Paris, le 14 septembre 2020

Jacques Weber, avec panache (1/5) : Mauvais élève puis comédien

29 min
À retrouver dans l'émission

Jacques Weber raconte son enfance, ses parents, ses colonies aux Scouts vaillants et l’aversion qui a suivi pour la religion, ses premiers pas au théâtre, les années du Conservatoire et son refus d’entrer à la Comédie française.

Jacques Weber
Jacques Weber Crédits : Archives privées Jacques Weber

Jacques Weber est né le 23 août 1949. Son père était physicien chimiste, sa mère femme au foyer, une femme dont il était très proche, qui sentait le muguet et adorait l’opéra. C’est d’ailleurs en la voyant pleurer à la mort de Gérard Philipe que Jacques a sa première révélation théâtrale. 

Ma mère adorait l'opéra, elle en parlait très simplement, sans artifice technique. Elle aimait aussi beaucoup la littérature, mais elle en parlait aussi avec sa simplicité. (...) Je n'aime pas les gens qui font étalage avec des grands mots. La plupart des gens merveilleux que j'ai rencontrés, les grandes intelligences sont extraordinairement simples dans la façon dont ils exposent des choses. En deux mots on les comprend.

La seconde a lieu en allant voir L’Avare à la Comédie française. C’est le cours Florent qui lui met le pied à l’étrier et lui apprend les bases du métier. 

Je me souviens du deus ex machina Henri Rollan qui avait une diction extraordinaire, il arrivait du fond de la scène, et la réplique c'était : "Qu'est-ce, Seigneur Harpagon, je vous vois tout ému. " Il donnait des grands coups de chapeau, plein de plumes, c'était magnifique ! Pour moi, c'était le théâtre. Et là, c'est avec cette phrase collée au front que je suis rentré chez moi, partageant ma chambre avec mon frère. Et j'ai dit : "Bernard, je fais du théâtre". 

Jacques Weber
Jacques Weber Crédits : Archives privées Jacques Weber

"Ce que j'aime c'est d'être entièrement envahi, bouffé par un rôle, même si parfois ça crée des dégâts"

Puis Jacques Weber entre au Conservatoire, où il se fait ses plus grandes amitiés, tel Jacques Villeret, et dont il sort avec le prix d’excellence.

J'ai la chance inouïe à cette époque là, d'avoir pour réplique des gens comme Jacques Villeret, qui était un vrai génie, de rencontrer Jean-François Balmer, de rencontrer Nathalie Baye et de travailler aussi avec Francis Huster.

Et puis c'était le voisinage à l'époque de gens comme Pierre Brasseur. (...) Il a été mon père de théâtre.

Invité à rejoindre le temple du théâtre français, la Comédie française, frondeur, il décide de refuser. Un regret ?

A cette époque nous sommes très marqués par 68, très marqués par des idées un peu radicales. C'est à dire que le Théâtre-Français, c'est la droite et Le TNP, c'est la gauche. Je n'irai pas dans ce temple du capitalisme, de la bourgeoisie, etc. C'était totalement crétin car ce qui m'avait attiré au théâtre, c'était la Comédie-Française avec ces acteurs merveilleux.  

Une série d’entretiens proposée par Caroline Broué, réalisée par Vanessa Nadjar. Prise de son : Nicolas Mathias. Attachée de production : Daphné Abgrall. Coordination : Sandrine Treiner.

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