LE DIRECT
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.
acques Weber au Théâtre de l'Atelier, à Paris, le 14 septembre 2020
Épisode 2 :

Les rencontres décisives

29 min
À retrouver dans l'émission

Dans ce deuxième épisode, Jacques Weber relate les rencontres décisives qu’il a faites au cours de sa longue carrière d’acteur avec les metteurs en scène et les réalisateurs qui l’ont propulsé sur les planches et à l’écran, de Pierre Brasseur à Peter Stein.

Jacques Weber, en 1975
Jacques Weber, en 1975 Crédits : Keystone/Hulton Archive - Getty

Tout juste sorti du Conservatoire, Jacques Weber raconte les deux rencontres qui ont lancé sa carrière dans les années 1970. Robert Hossein d’abord, qui lui propose de jouer Raskolnikov dans Crime et Châtiment. Il en résulte plusieurs années de complicité au théâtre populaire de Reims.

Puis Costa-Gavras, figure du cinéma d’auteur et engagé, le fait tourner en 1972 dans Etat de siège. Jacques Weber est alors à la croisée des chemins. 

A la sortie du Conservatoire je reçois un coup de fil de Jacques Perrin : "Nous sommes à Santiago du Chili, est-ce que vous pourriez-vous arriver après demain ?" Il a fallu que je courre comme un fou parce que je n'avais plus de passeport et c'était la première fois que prenais l'avion, 18h de vol ! Et donc je me suis retrouvé face Costa-Gavras et à Montand, avec le masque et la cagoule !

Pourquoi n’a-t-il pas continué au cinéma dans ces premières années ?

C'est vrai que cette image de l'homme de théâtre me colle du premier jour de ma vie dans un lycée. On dit que je suis exubérant et que je suis théâtral encore maintenant.

C’est essentiellement au théâtre que s’est construite la réputation de Jacques Weber. Parmi les nombreuses personnalités qui l’ont fait jouer, il évoque quelques metteurs en scène qui ont compté pour lui comme Roger Planchon, Jacques Lassalle (« un maître »).

Jacques Lassalle pour moi, ça fait partie des grands maîtres. Il y avait un mélange entre sa vie, ses réflexions très personnelles, ses souffrances, son narcissisme aussi, et un sens de l'analyse dramaturgique inimaginable, et même une analyse poétique des textes qui en fait un très grand metteur en scène.

Ou ces dernières années avec Peter Stein (« une mémoire vivante du théâtre »).

Peter Stein c'est un homme qui va si loin dans la lecture d'un texte qu'il vous essore complètement, sa façon d'essorer le sens d'une phrase vous laisse entièrement et encore plus libre. 

C'est un homme d'une tendresse bougonne qui me fait penser aux énormes chiens de montagne. C'est ça que j'adore chez lui parce qu'il fait peur au début mais c'est un gros bougon qui, d'un seul coup, vous fait une caresse d'une légèreté et d'une délicatesse folles lorsqu'il est content et c'est très rare.  

Une série d’entretiens proposée par Caroline Broué, réalisée par Vanessa Nadjar. Prise de son : Nicolas Mathias. Attachée de production : Daphné Abgrall.

Intervenants
L'équipe
Production
Coordination
Avec la collaboration de
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......