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acques Weber au Théâtre de l'Atelier, à Paris, le 14 septembre 2020
Épisode 3 :

"Le corps pense et le cerveau sue"

29 min
À retrouver dans l'émission

Pour Jacques Weber, la clé réside dans le jeu. Faire l’acteur et s’amuser, tel est son credo. Mais quel comédien est-il ? Comment définit-il son travail et comment se regarde-t-il faire ? Est-il un comédien instinctif ou cérébral ? Quels sont ses maîtres en la matière ?

Tartuffe interprété et mis en scène par Jacques Weber, théâtre Antoine, 1994
Tartuffe interprété et mis en scène par Jacques Weber, théâtre Antoine, 1994 Crédits : Stéphane Cardinale/Corbis - Getty

"L'art de l'acteur, c'est tout simplement donner le corps à la pensée"

Dans ce troisième épisode, Jacques Weber se penche sur la façon dont il aborde son métier d’acteur au théâtre et au cinéma. « Le théâtre est un lieu de vérité inversée où le corps pense et le cerveau sue », a-t-il écrit dans l’un de ses livres.

Il y a eu un moment d'équilibre parfait entre la sauvagerie physique que je pouvais avoir et l'enthousiasme juvénile que j'avais complètement et que j'ai encore heureusement. Et puis, une adéquation parfaite entre moi et le rôle, c'était Cyrano.

Pour lui, le maître mot est l’intuition. Il se définit comme un acteur physique, instinctif. Il se rappelle toujours une phrase de Crime et Châtiment : « Ce n’est pas le but le plus important, mais le mouvement vers le but ».

La folie dans le jeu de l'acteur c'est l'inattendu, la transcendance de l'inattendu dans quelque chose de réfléchi.

Ce que j'aime, c'est la précision maladive qui m'amène à l'ouverture. (...) Je crois que dans le théâtre, il y a le fait présent qu'est le jeu sauvage et le fait passé qu'est le travail qu'on lui accorde avant.

Il évoque ses deux mentors, Pierre Brasseur, rencontré en 1969, et son ami Gérard Depardieu, « la grâce démesurée ». 

Le comédien parle également de son rapport à la mémoire, à l’âge, à l’apparence, au corps qui vieillit. 

L'appréhension très sensible de la mort pour être très clair, ça pour ça recharge les batteries. (...) Cela vous renvoie au goût forcené de vivre ou au désir.

Ce qui me fait peur c'est le trou de mémoire, à un certain âge on a des mini trous, je me rend compte que ça peut gêner mon rapport au texte. Maintenant je redoute toujours ce tout petit trou qui va débarquer. 

Est-ce que le fait d’être comédien aide à diriger des acteurs ? Lui qui a joué avec nombreux metteurs en scène, mais qui a aussi monté beaucoup de pièces, quel directeur d’acteur est-il ? 

Une série d’entretiens proposée par Caroline Broué, réalisée par Vanessa Nadjar. Prise de son : Nicolas Mathias. Attachée de production : Daphné Abgrall. Coordination : Sandrine Treiner.

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