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Ken Loach
Épisode 2 :

L'éclosion d'un cinéaste politique

29 min
À retrouver dans l'émission

De la BBC à son premier long métrage, il n’y a qu’un pas que Ken Loach franchit naturellement ; en 1967 sort Poor Cow son premier long-métrage. Deux ans plus tard, il enchaîne avec Kes, très bien accueilli par la critique et en festivals puis Family Life.

Ken Loach en 1966
Ken Loach en 1966 Crédits : George Greenwell/Daily Mirror/Mirrorpix - Getty

De la BBC à son premier long métrage, il n’y a qu’un pas que Ken Loach franchit naturellement ; en 1967 sort Poor Cow son premier long-métrage. Deux ans plus tard, il enchaîne avec Kes, tourné au Nord de l'Angleterre, au cœur de la classe ouvrière puis Family Life

De ces premiers films en couleur pour le cinéma, Ken Loach va garder une longue et précieuse amitié avec le producteur Tony Garnett et le chef opérateur Chris Menges, tous deux rencontrés à la BBC.

La caméra : un observateur sympathique

Chris Menges a appris de Miroslav Ondricek, le caméraman de Milos Forman, comment utiliser la caméra "comme un observateur sympathique". On ne considère pas les gens comme des objets, c'est un regard sur l'humain, on partage leurs sentiments, leurs angoisses, leurs difficultés, on les comprend, on est avec eux. Cela signifie qu'on utilise la lumière d'une certaine manière, un éclairage naturel et sympathique. Cela signifie ne pas être intrusif,  la technologie est légèrement en retrait.  Ken Loach

Ken Loach et David Bradley sur le tournage de Kes en 1969
Ken Loach et David Bradley sur le tournage de Kes en 1969 Crédits : Sheppard/Mirrorpix/Getty Images - Getty

En parallèle à cela, Ken Loach continue aussi les séries télévisées où il s’essaie aux drames en costumes. Days of hope qui raconte une histoire de l’Angleterre au début du XXème siècle est pour lui l’occasion d’approfondir ses convictions artistiques, mais aussi intellectuelles et surtout politiques au contact du scénariste et écrivain Jim Allen. Des idées qu’il mettra désormais au service de son cinéma… 

Jim Allen m'a beaucoup influencé. Lui c'était quelqu'un de la classe ouvrière, cet ancien mineur a appris la politique sur la ligne de front, sur les quais, dans la mine. Ken Loach

Jim Allen était un grand scénariste, il pouvait écrire des dialogues politiques musclés avec la voix de personnages de la classe ouvrière comme personne d'autre. (...) Une chose très importante que j'ai apprise de Jim est que le langage est sous évalué au cinéma. Les réalisateurs pensent toujours à l'image mais il y a aussi la richesse de notre langue, l'imagerie dans la langue de la classe ouvrière, les jeux de mots, l'implicite...  Ken Loach

Remerciements à Lorène Cazals, Aude Dobuzinskis, Elodie Mignard, Emma de Sixteen Films, Rebecca O’Brien, Marc di Sotto & Dorothée Prud’homme.

Une série d'entretiens proposée par Pierre Chassagnieux, réalisée par Marie Plaçais. Interprétation : Michel Zlotowski, prise de son : Frédéric Cayrou et Eric Boisset.

Pour aller plus loin

Bibliographie

Actualité

Film Sorry We Missed You de Ken Loach, sortie en salles le 23 octobre 2019.

Intervenants
L'équipe
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