LE DIRECT
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.
Patrick Chauvel lors du festival Visa pour l'image 2019
Épisode 2 :

Vietnam, voyage au bout d’une guerre

30 min
À retrouver dans l'émission

Patrick Chauvel entame un stage à France Soir dans les pages « showbiz » du journal. Il y apprend la photographie, mais aussi le dégoût des paillettes. Le photoreporter assoiffé d’aventures, trop impétueux pour le confort des salons mondains part au Vietnam.

Le correspondant de guerre, photographe Patrick Chauvel en Bosnie- Herzégovine, en 1993
Le correspondant de guerre, photographe Patrick Chauvel en Bosnie- Herzégovine, en 1993 Crédits : Patrick Robert-Corbis - Getty

Patrick Chauvel n’a pas voulu faire de la photographie pour suivre les soirées mondaines. C’est pourtant par ce biais qu’il a appris les rudiments du métier lors d’un stage à France Soir

Le showbiz ça ne s’est pas toujours très bien passé. Je me suis bagarré avec Polanski, j’ai essayé de poignarder Eddy Barclay avec une fourchette. J’ai donc été remercié par Pierre Lazareff le patron de France Soir.

Le photographe part finalement pour le Vietnam. Il y débarque à la veille de l’Offensive du Têt en janvier 1968. C’est dans cette guerre où l’image joue un rôle clé qu’il se sent pour la première fois journaliste.

Quand on part en mission pendant quinze jours avec les forces spéciales et qu’on a trois pellicules de trente-six poses, on se pose toujours la questions « à quel moment j’appuie ? », il ne faut pas se tromper. 

La rencontre avec un officier gradé vietnamien prisonnier des Américains qui lui raconte son histoire et la cause qu’il défend, modifie le regard de Patrick Chauvel. Cet officier qui va être exécuté peu de temps après ébranle Patrick Chauvel dans ses certitudes, lui qui accompagne depuis son arrivée au Vietnam les soldats américains qui ont son âge et avec lesquels il noue parfois des relations d’amitié.

Je me suis engueulé avec le lieutenant américain qui m’a dit « Je ne te demande pas ta sensiblerie, je te demande ta sensibilité. Raconte l’Histoire telle que tu la vois et arrête de parler à l’ennemi.» Je lui ai répondu «Mais ce n’est pas mon ennemi. ». Il m’a dit : « Il faut que tu choisisses, tu es dans quel camp ? » D’un seul coup, je me suis senti très seul… j’étais devenu journaliste. 

Une série produite par Antoine Beauchamp, réalisée par Yvon Croizier. Prise de son : Georges Thô. Attachée de production : Daphné Abgrall. Coordination : Sandrine Treiner.

Liens

Bibliographie 

  • Patrick Chauvel, Ceux du nord. 140 photos inédites des photoreporters du Nord-Viêtnam entre 1996 et 1975, Les Arènes, Fondation Patrick Chauvel, 2014.
  • Patrick Chauvel, Rapporteur de guerre, Éditions J’ai lu, 2003.
  • Patrick Chauvel, Sky. L’histoire d’une amitié, de l’enfer du Vietnam aux terres Chiricahuas, Éditions J’ai lu, 2005.
  • Patrick Chauvel, Les Pompes de Ricardo Jesus, éditions Kero, 2012.
Pour afficher ce contenu Youtube, vous devez accepter les cookies Publicité.

Ces cookies permettent à nos partenaires de vous proposer des publicités et des contenus personnalisés en fonction de votre navigation, de votre profil et de vos centres d'intérêt.
Gérer mes choix

Intervenants
  • reporter-photographe de guerre, écrivain et réalisateur de documentaires
L'équipe
Production
Coordination
Avec la collaboration de
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......